Après une visite des moutons :
Björn : Je vous garderai aussi longtemps que possible avec moi. Vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ça.
Ah mince…
Je vous avais laissé en plein suspens. Mais quel autre élément est incontournable en Islande ? Je suis sûre que le suspense fut insoutenable. Réponse maintenant !
Le mouton islandais : terroir islandais
Et oui, le mouton reste un animal très emblématique de l’Islande. Rendez-vous compte, il y a à l’heure actuelle 2 moutons pour un·e habitant·e 1. Cela marque fortement le paysage islandais (ou du moins du paysage que nous avons vu de Reykjavik jusqu’ici). Et c’est marrant, car quand on regarde là où ils sont, cela ressemble énormément aux pâturages près du Mont-Saint-Michel avec les moutons. C’est kif-kif. Des prairies vertes, des moutons en liberté et entourés d’eau.

Des moutons en liberté. Et non, je n’ai pas retrouvé de photos que j’ai faites avec des moutons dans leur pâturage… désolée
Le monde agricole est très prégnant en Islande, bien que cela ne représente (hors pêche) que 1% du PIB (vs 8% pour la pêche !). Cependant, le journal le plus lu dans le pays est un journal gratuit agricole : Bæjarins Besta. Et quand je le feuillette, il y a plus de photos de moutons que de poissons.
L’agneau islandais est un des mets les plus connus et réputés d’Islande. Il était très consommé par la population jusqu’à il y a quelques années. Maintenant, un peu comme partout, le poulet et le porc l’ont remplacé Dans les années 70, la consommation d’agneau était de plus de 45kg/personne. Elle a été divisée par 2 maintenant. Les raisons ? Evolution de l’alimentation de la « jeunesse » et le prix qui est très élevé.
Une diminution des débouchés pour la vente de la viande
Si la consommation a diminué de 50%, le nombre d’élevage non ! Il y a plus d’agneaux que de client·e·s pour les acheter.
Ce déséquilibre a plusieurs conséquences :
– Les fermiers dépendent beaucoup de l’aide du Gouvernement pour vivre. Selon Björn, près de 50% des revenus des fermiers proviennent de ces aides. Si le chiffre n’est pas vérifié, il n’en ressort pas moins que l’élevage islandais est plus subventionné que la moyenne en Europe2
– Toujours selon Björn, le gouvernement propose de financer la reconversion des fermiers pendant 5 ans, s’ils développent un nouveau projet. Je n’ai rien trouvé à ce sujet sur internet.
– Et le débouché à l’exportation est principalement le Royaume-Uni (malgré la concurrence avec l’Irlande). Or pour pouvoir faire face à la concurrence, l’Islande casserait les prix. Ce qui fait qu’acheter de l’agneau d’Islande en Islande serait plus cher qu’acheter de l’agneau d’Islande au Royaume-Uni. Toujours le conditionnel, car je n’ai pas réussi à trouver des preuves de cela sur internet.
L’agneau en cuisine
L’agneau est utilisé en tant que tel. Par exemple, le kjötsúpa, soupe à l’agneau ave des légumes racines, est une spécialité du pays. Ainsi que le gigot d’agneau à cuisson à basse température. Björn nous en cuisinera lors de notre dernier soir. Plus de 24h à 70°C.
Le pylsur, fameux hot-dog islandais
Et on ne peut pas utiliser l’agneau pour autre chose que de la viande pure ? Bien entendu ! Connaissez-vous le fameux hot-dog islandais ? C’est clairement une institution, ici. De nombreux sites internet le classent comme le meilleur hot-dog du monde. Je ne pourrais pas rajouter ma pierre à l’édifice n’ayant pas mangé tant de hot-dog que cela dans ma vie, mais une chose est sûre, c’est que, oui, il est très bon.

Hot-dogs islandais traditionnels
Sa particularité est que la saucisse est faite avec un fort pourcentage de viande d’agneau, accompagné de porc et de boeuf. Et bien entendu, toutes les viandes sont locales. La saucisse est servie dans un pain brioché avec une triple sauce : sauce moutarde brune sucrée, sauce mayonnaise-rémoulade et ketchup. Le tout accompagné d’oignons blancs crus et frits. Et je vous dis qu’il y a la queue toute la journée pour manger ces hot-dogs !

Queue à 11h45 devant le stand de hot-dog à Reykjavik
Un bref aperçu d’une ferme à moutons
Vous vous rappelez que Björn ne pouvait pas nous garder tout le mois ? Il voulait nous refiler à un de ses amis. Cet ami, c’est Pétur, un éleveur de moutons de l’autre côté du fjörd. Il possède un cheptel de 500 moutons et plusieurs centaines d’agneaux.Nous y sommes finalement allées… puis reparties une heure après.
Cela faisait plusieurs jours que Björn nous disait qu’il avait 3 moutons à lui et qu’il allait les récupérer – comprendre aller récupérer leur viande-. Et quand nous lui demandions si c’était aussi le moment où nous migrerions chez lui, il nous répondait que non, il faudrait qu’il voit là-bas quand est-ce que ça pourrait se faire. Ok…
Pour tout vous dire, nous sommes un peu déçues avec Mélanie. Comme vous l’avez compris, c’est sympa ici, mais nous avons fait le tour de cette ferme, et de son fonctionnement. Nous aimerions avoir l’occasion d’apprendre un peu plus et surtout nous sentir un peu plus utiles (même si je conçois mon utilité pour mettre les assiettes dans le lave-vaisselle. Ce n’est juste pas cette utilité que je souhaite à ma personne).
Bref, tout cela pour dire, que le jour J, en fait, nous n’y allons pas. Les moutons ne seraient pas prêts pour l’abattoir. Ils seront prêts quelques jours après.
Pas de problème, le jour J Bis, Mélanie saute sur l’occasion et lui demande si nous venons avec lui. C’est un oui ! Nous le rejoignons donc l’après-midi après sa sortie d’observation baleine. Nous empruntons donc une de ses voitures pour le retrouver au musée de la sorcellerie, et hop c’est parti !
Cel fait plaisir de sortir un peu des routes connues. Surtout que comme nous l’avait dit Björn, c’est différent. La végétation est différente, même les montagnes du fjörds sont moins abruptes. Sur la route, nous recroisons des cascades à gogo, dont une pour laquelle, il faut s’arrêter sur le bord de la route, passer derrière les barrières. Son nom, c’est la cascade cachée et en effet, elle porte bien son nom…

Cascade cachée sur le bord de la route
Björn nous apprend qu’il a vécu sur ce côté de fjörd, il y a quelques années et qu’il aidait Pétur. Sur ce côté, le marnage, la différence d’élévation entre la marée haute et la marée basse, est plus important. Une usine, la seule en Islande, de récupération d’algues est donc installée. Elle récupèrerait près de 20 000T par an pour le réutiliser dans les cosmétiques, les cigarettes, …
Autre chose, le pont que vous voyez sur la photo ci-dessous a été construit dans les années 2000. Avant, il devait faire tout le tour du fjord, soit un petit ajout de 40 minutes de voiture (en été !)


Bienvenue aux… carcasses de moutons !
Nous arrivons à la ferme et découvrons un peu l’écosystème. Cela ne change pas trop des fermes françaises : une grande maison qui sert d’habitation, plusieurs hangars ou étables, des ballots de foin et pas mal de bazar partout. Là, c’est un peu impressionnant, puisque Björn nous explique que lui et sa famille ne jettent rien… Jamais.

Ferme de Pétur avec un mouton qui pose pour nous
Nous nous garons et entrons dans un hangar qui sert de boucherie/étable/stockage. Nous voyons qu’il a déjà travaillé (ouf, heureusement ! J’ai déjà dû mal avec les poissons, qu’est ce que ça aurait été avec des moutons ?!) et que les carcasses pendent. C’est clairement, comme une boucherie ! Car même, nous appercevons sur une table plus loin… les organes des moutons découpés : cœurs, foies, poumons, reins… Parfait pour faire des révisions de biologie tout ça…
Les moutons islandais, une race rustique
Il nous reçoit avec un grand sourire, et plein de blagues. Ce n’est clairement pas le même style que Björn ! Il nous fait une visite rapide et nous montre quelques-uns de ses moutons. Il nous explique que la race est unique en Islande. En fait, c’est comme les chevaux islandais ! Une race n’ayant subie aucun couplage avec une autre race de mouton. Depuis 1100 ans (et donc l’arrivée des Vikings qui importèrent le mouton ici), il est interdit d’importer des moutons. Cela donne que le mouton islandais est l’une des races les plus anciennes du monde, et des plus résistantes3.

Les moutons islandais.
Cette race a différentes particularités4 :
- être adaptée aux conditions climatiques d’ici,
- avoir une double toison qui permet une double isolation : les moutons se font tondre 2 fois par an pour récolter près de 3kg de laine ! La laine est utilisée pour faire des pulls, et pleins d’autres vêtements qui tiennent chaud l’hiver. Les pulls islandais sont réputés et … sont aussi vendus chers selon mon prisme de française (plusieurs centaines d’euros) !
- Avoir un régime alimentaire qui s’autosuffit avec la nature (pâturages, feuillage) : Non non non, l’Islande n’est pas un pays producteur de céréales !
- Les moutons islandais n’ont pas d’instinct de groupe. Il est donc très difficile pour les éleveurs de les faire descendre de la montagne car chaque mouton va où il le veut… Cette transhumance nécessite énormément de main d’œuvre ! Par exemple, chez Pétur, c’est plus de 17 volontaires qui participent à cette descente des montagnes !
Il envoie ses agneaux dans un abattoir qui s’occupe de la revente. Tandis qu’il s’occupe d’abattre lui-même une centaine de moutons pour ses ami·e·s et les voisin·e·s.
A part, la cervelle tout le mouton est consommé. D’ailleurs, dans des magasins « touristiques », se vendent des sachets avec du cœur d’agneaux deshydraté et épicé. Bon appétit.
Notre visite chez Pétur consiste donc à récupérer les 3 moutons de Björn. Pétur découpe les carcasses devant nous, qui iront dans l’arrière de la camionnette. L’avantage avec l’Islande, c’est que la température dehors permet de transporter des denrées sans rupture de chaîne du froid !
Nous ne nous attardons pas et repartons assez rapidement. Un peu déçues, on voulait un peu plus visiter, aller voir des moutons et avoir un peu plus le temps de discuter avec Pétur et les autres volontaires qui sont là.
Nous profitons qu’il ait vu Pétur pour lui poser la question que nous avons depuis un moment : Quand est ce qu’on va dans cette ferme ?!
Sa réponse avec un peu d’humour : Je vous garderai aussi longtemps que possible avec moi. Vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ça.
Ma réponse avec de l’humour sur fond de vérité : Ah ben mince, nous qui espérions !
Björn nous explique que Pétur a assez de volontaires – 5 – en ce moment pour le travail qu’il a. Nous lui reparlons alors du propriétaire et il nous répond : Oh le propriétaire, ce n’est pas grave ça !
Ok… Bon ben du Björn tout craché quoi.
Nous rentrons à la maison, et commençons à découper la viande. Ce sera d’ailleurs notre occupation du lendemain matin. Découper, enlever le gras, et cuire une bonne partie de la viande pour les chiens. Clairement pas une partie de plaisir… Mon végétarisme et moi, on n’est pas trop raccord en ce moment… Björn garde en fait très peu de viande pour lui. Peut-être parce que en soi la viande mouton n’est pas si tendre que cela. Plutôt nerveuse.
Vous être en train de me dire : ok, Estelle, ça fait 10 minutes que tu me parles de la viande de mouton, mais est-ce que le lait de brebis est utilisé ?
Le yaourt islandais ultraprotéiné : le skyr
Et oui, tout le monde connait cela. Depuis quelques années, le skyr islandais a débarqué sur le marché français. Si actuellement, il n’est fabriqué qu’à partir de lait de vache (en Islande aussi !), il l’était originellement fait avec du lait de brebis ! Logique !

Rayon skyrs dans le supermarché d’Holmavik
Un produit modifié au fil des siècles5
Vous vous en doutez bien, le skyr est une recette ayant évolué malgré les pubs mensongères de différents industriels !
Ce sont bien les Vikings qui ont importé le skyr au Xe siècle. L’Islande étant à l’époque une terre de pêche et d’élevage. Trouvé du lait n’était pas compliqué ! Surtout avec tous les moutons qu’il y avait. A l’origine donc, c’était le lait de brebis, comme je vous le disais.
Donc : du lait de brebis principalement cru que l’on écrémait, le beurre était revendu ou troqué, auquel on ajoutait du skyr de la précédente fournée (un peu comme les yaourts maisons). Parfois, il y avait même de l’ajout de présure, ce qui fait du skyr non pas un yaourt mais un fromage héhé ! Le mélange était laissé près de 24h au repos ! Le temps de fermenter, de s’acidifier et de développer des levures.
Au bout de ce temps-là, séparation du lait et du petit-lait. Et c’est de là que le Skyr tire son nom. Cela vient de « skera » en islandais qui veut dire séparer, couper. Le petit-lait était utilisé pour conserver les aliments ! Oui oui, vous avez bien lu. La viande, et le chou étaient conservés grâce à ce petit-lait (et cela pendant de nombreux mois !).
Ce qui était obtenu était une sorte de fromage blanc ferme emporté dans des tonneaux pour la vente sur le marché, vendu en vrac et au poids et mis dans dans du papier. Ce n’était que lors de la dégustation, que les islandais·e·s raoutaient du lait pour le rendre un peu plus onctueux.
A l’heure d’aujourd’hui, on a remplacé le lait de brebis par du lait de vache. On pasteurise le lait. On utilise des ferments en poudre qui sont beaucoup moins diversifiés qu’avant, on oublie la présure et des machines ont été mises de partout pour diminuer le temps d’égouttage. Et vu que le plastique c’est trop cool et que c’est imperméable, du lait a été rajouté directement afin d’éviter qu’il le soit après et permettre de le diluer. L’absence de tonneau, de différentes levures, … permet une standardisation de goût. Parfait pour les consommateurices.
C’est clairement phare en Islande. Il existe même un bar à skyr ! Ils sont vendus en pot de 500g avec quelques déclinaisons de goûts mais cela reste limité quand même. Les Islandais·e·s les mangent plutôt le matin, j’ai l’impression. Et peut-être parfois en dessert. Björn et Töté ne mangeaient pas trop de dessert. Une fois le repas fini, il grignotait des chips et des pop-corns. Ou ils grignotaient du sucré pendant la journée. Mais ils n’avaient pas ce rituel de dessert que nous avons chez nous.

Bar à Skyr dans la capitale
Le skyr est tellement incontournable dans la vie islandaise qu’ici, ce n’est pas des tomates que l’on jette quand on n’est pas content, mais du skyr. En 2016, lors de l’affaire des panama papers qui incriminait leur premier ministre, du skyr a été jeté devant le parlement afin de montrer leur protestation6
Ce jet de skyr n’est pas une première. En 2008, pour protester contre l’augmentation du coût de la vie, les mêmes moyens avaient été utilisés !
Le coût de la vie en Islande est cher : oui !
J’avais déjà commencé à vous le dire, la vie est chère en Islande. Je suis toujours aussi stupéfaite de voir les prix des aliments en supermarché ou au restaurant, de voir les prix des livres, etc. Par exemple, un soir, Björn a ramené deux pizzas. Elles ont couté chacune 43€. Dessus ? Rien de spécial ! Elles étaient basiques. Oui, elles étaient grandes mais pas gigantesques. 40 cm de diamètre marqué sur leur site internet.
Au niveau course, qu’est-ce que cela donne. On est à 10€ /kg le skyr, j’ai vu des steaks hachés en supermarché à 23€/kg (et ils n’étaient pas bio), mais je pense que c’est possible d’en avoir moins chers. Un poulet congelé islandais d’un kg coûte une vingtaine d’euros. On est autour de 5€ le kilo de poivrons ou de poireaux. Par contre, je trouve que les pommes et les bananes sont accessibles : 2€/kg. Quant au fromage… oubliez… déjà, ceux venant d’ici ne sont pas super bons. Et faites-nous confiance, nous avons goûté quasiment tous les goûts qu’il y avait : ail, champignon, mexicain, poivre… et de plus c’est super cher ! 13€ les 400g de gouda en tranche au supermarché.
D’ailleurs, même si cela n’a rien à voir avec la nourriture, j’en profite pour délivrer quelques prix ci et là. Pour l’essence ou le diesel, c’est environ 2,1€/L. Quant au logement, ce qui est assez fou, c’est que les hébergements à Reykjavik ne sont pas à moins de 100€ la nuit (sauf les auberges de jeunesses où nous pouvons en trouver à 40-50€ pour un lit en dortoir), pareil qu’à Paris me direz-vous. Oui, mais… c’est pareil aussi dans des coins plus reculés et moins touristiques tels qu’Holmavik.
Je vous ai pris en photo des courses aussi pour vous donner un ordre d’idées. Le prix payé est en légende des images. Désolée pour la pub de certains aliments ! Clairement, je ne les promeuts pas !

Panier de courses à 95€

Panier de courses à 65€
Si on additionne le prix et les conditions du pays, il n’est pas étonnant que les islandais·e·s ne mangent que très de peu de légumes. La plupart du temps, c’était pomme de terre. Quant au marché ou à des styles d’AMAP ? Difficile à dire, vu que nous avons été dans un coin particulièrement perdu d’Islande.
D’ailleurs qui dit coin perdu, dit comment on fait pour La Poste ?! Alors oui, je fais une totale digressions, mais vous avez l’habitude. Et ben figurez-vous que les courriers sont livrés 2 fois par semaine, quand même ! je ne sais pas si c’est pareil partout en Islande !
Quand on voit le prix en Espagne, il n’est pas étonnant que les Islandais·e·s aiment partir là-bas : soleil + coût de la vie vraiment pas cher !
Manifestation contre le coût de la vie
Vous vous dites que oui, les prix sont importants si on compare en France ou en Espagne, mais quand est-il du salaire moyen ? Effectivement, le salaire moyen est environ à 4000€, ce qui en fait un nettement supérieur au notre. Selon plusieurs sources internet7 que j’ai croisés, le coût de la vie par rapport au salaire moyen est environ 40% supérieur à celui français. Notre pouvoir d’achat est donc plus important.
D’ailleurs l’Islande a aussi été touché de plein fouet par les crises successives. Celles de 2008 les a fortement impactés. Trois banques privés passent sous la tutelle de l’Etat avant de faire faillite. L’Etat doit donc gérer les dettes auprès de différents pays et créances. En 10 jours, la notation de la dette via les organismes tels que Fitch passent de A+ à BBB-. Le FMI est obligé d’intervenir pour aider le gouvernement. Le plan de soutien durera 3 ans8. En parallèle, au niveau du peuple, c’est la colère et l’incompréhension. Les prix grimpent, le chômage explose et passe à 4% (oui oui vous avez bien lu). Le peuple réagit : Manifestation (avec du skyr !!), demande de démission du gouvernement, et de profondes réformes.
Comment le pays a redressé la barre ? N’ayant pas une spécialité en économie, je vais m’arrêter là. Je vous laisse faire des recherches si cela vous intéresse. Et on se retrouve dans quelques jours pour découvrir le fameux propriétaire !
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- https://www.icelandunlimited.is/blog/know-about-icelandic-sheep
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouton_islandais
- https://nicrunicuit.com/le-savez-vous/le-skyr-sa-triste-histoire-au-dela-de-la-mode/
- https://www.nouvelobs.com/monde/20160405.OBS7892/panama-papers-le-jet-de-yaourt-symbole-de-la-revolte-islandaise.html
- https://partir.ouest-france.fr/islande/budget ; https://www.combien-coute.net/cout-de-la-vie/islande/ ; https://www.donneesmondiales.com/comparaison-pays.php?country1=ISL&country2=FRA
- https://wikiland.org/fr/2008%E2%80%9311_Icelandic_financial_crisis ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_de_2008_en_Islande


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Une réponse à “[10] Dessine-moi un mouton”
[…] se met à nous parler. Je vous passe l’épisode du café que vous avez déjà eu dans un précédent article. Finalement, le propriétaire n’est pas si horrible que cela et ne nous fait pas de remarques […]