Musée de la sorcellerie, 21 Septembre 2025, Hólmavík
« Le sorcier doit faire un pacte avec un être vivant et obtenir son accord pour déterrer son cadavre. »
Comment j’en suis arrivée, là ? Quelques lignes de lecture, des soupçons de patience, et un peu de magie 🪄
Velkomin til Hólmavíkur 1
Réveil à 7h. La nuit fut longue et profonde. Nous sommes donc en forme pour démarrer cette journée. Petit-déjeuner glané dans la zone « Free » de l’auberge de jeunesse – qui regorge de pleins de trésors ! Et hop, direction Àrtùn B pour prendre le bus 57, qui nous mènera à Borganes. Il nous faudra prendre un deuxième bus (le 59) pour nous mener à Hòlmavík. La compagnie de bus Straeto dessert toute l’île (sauf le milieu qui semble inhabité de toute façon). N’ayant qu’un bus dans la journée, il est important de ne pas louper le bus 59. Autrement, c’est l’auto-stop (qui semble-t-il fonctionne bien en Islande) assuré ! C’est pourquoi, nous sommes prévoyantes et prenons le bus d’avant. Au lieu d’attendre une vingtaine de minutes, nous attendrons 1h30 mais au moins, nous ne jouons pas avec le feu. Les bus sont-ils aussi ponctuels que nos bus français ? Nous ne savons pas encore !
Nous partons à pied faire les 2,5km qui nous séparent de l’arrêt de bus. Alors, oui, nous aimons bien marcher ! De 1, ça nous fait visiter le pays, de 2, ça coûte moins cher. A près de 4€ le ticket de bus, c’est plus rentable d’avoir des ampoules au pied. De plus, contrairement à la veille, cette balade est beaucoup plus sympathique, étant sur des voies piétonnes au cœur de la verdure ! Nous pouvons commencer à voir réellement la nature islandaise qui s’annonce être à couper le souffle.

Sur le chemin jusqu’à Àrtùn B : Geirsnef Dog Park
Arrivées 10 minutes avant, nous découvrons aussi les arrêts de bus islandais sur les 2 x 2 voies. C’est un petit décrochement, bien coupé de la circulation où le bus s’arrête et repart. Enfin, le nôtre a pilé tellement, il allait vite. Nous en avons théoriquement pour 1h16 de trajet. Borgarnes se situe à 70km au Nord de la capitale. Totalement entre deux mers. Nous apprendrons plus tard que c’est une ville de transfert au niveau bus, car des bus partent pour aller encore plus dans le Nord (dans notre cas), à l’Ouest ou encore plus à l’Est.

L’arrêt de bus sur la rocade de Reykjavik. Derrière la barrière en métal, la 2×2 voies

Moi, m’assurant d’être au bon endroit et dans la bonne direction ! Il ne faudrait pas se tromper quand même
🚍A la découverte de l’Île
C’est la première fois que nous pouvons vraiment voir la nature et la « campagne ». Il y a pleins de chevaux au bord de la route – le cheval islandais reconnaissable par sa petite taille et son corps trapu est une race rustique directement descendant des chevaux vikings, l’Islande ayant interdit l’import des chevaux dès le Xe siècle (pour en savoir plus, je vous conseille ce site internet Chevaux du monde) -, mais aussi de moutons – avec beaucoup de laine. L’agneau islandais est un met typique du pays. D’ailleurs, notre hôte Björn nous apprendra par la suite que la consommation d’agneau d’il y a 30 ans était de 47kg/an/personne, elle ne serait plus que de 24kg maintenant. Nous pouvons voir aussi les montagnes avec des flancs très rocailleux d’un côté, et de l’autre la Mer d’Irminger – nom de mer que je ne connaissais pas ! – avec ses plages noires. En effet, l’Islande est connue entre autre pour ses plages noires, constituées de sables ou de galets issus des éruptions volcaniques. Ce sont donc tout simplement du basalte !

Non ce ne sont pas des chevaux mais bien des moutons. Désolée, je n’ai pas encore réussi à photographier des chevaux…
Il commence à pleuvoir et nous sommes bien contentes d’être dans le bus au chaud. D’ailleurs anecdote sécurité routière : c’est le premier pays que je visite où l’on me demande de mettre la ceinture dans les bus (ou dans les voitures tout court à y réfléchir) ! Ceinture obligatoire, par contre, le chauffeur peut rouler en écoutant de la musique avec ses écouteurs.
Nous aperçevons aussi des dizaines et des dizaines de cascade. On dit qu’il y 10 000 cascades en Islande, je veux bien le croire ! On en croise tous les 100m !
Après 1h15 de route, nous arrivons à Borgarnes et nous sommes laissées au milieu d’une zone commerciale. Cela nous donne l’occasion d’aller nous mettre au chaud, de nous acheter du fromage islandais qui pique un peu pour le pique-nique et d’essayer en vain d’entrer dans la Poste, … qui est fermé vu que c’est dimanche ! L’information a mis du temps à monter, et vu que tout est écrit en islandais, on ne comprenait pas pourquoi à 10h30, alors que cela devait ouvrir à 10h, il n’y avait personne. On répétera cela une deuxième fois une heure après. Eh oui… Le décalage horaire, on va dire !
A 12h08, le deuxième bus arrive. Nous troquons un bus « normal » contre un minibus. Et là, me reviennent en tête les paroles du guide (dont on n’a jamais demandé le prénom) : It’s a town, not a city. There is nothing. (C’est un village, pas une ville. Il n’y a rien là-bas)

Le minibus pour aller de Borgarnes à Hòlmavík : vous remarquerez le casque audio du chauffeur
Nous continuons donc à voir un peu plus de l’Islande. Cela me rappelle énormément Churchill, capitale mondiale des ours polaires située au Canada que j’avais eu l’extrême chance de visiter en août 2023. Depuis hier déjà c’est le cas, mais plus on avance, plus c’est le cas. La même végétation, les mêmes couleurs. C’est ça, la flore subarctique. Peu voire pas d’arbres, juste quelques conifères- rappelant la taïga, et la végétation de la toundra : mousse, lichen, graminées, et petits arbustes qui ne peuvent pas grandir bien haut à cause des vents importants. Je n’avais pas réalisé que j’allais revoir ce genre de paysage. Et là, je réalise aussi que je suis même plus au Nord que Churchill. L’île elle-même est plus au Nord. Le Groënland n’est pas loin en fait ! Wahoouuu.

Végétation colorée sur le bord de la route

Paysage plat sur le bord de la route, mais ce n’est pas tout le temps comme ça !
Je profite de ce sentiment d’immensité tandis que le bus lâche les quelques passagers – c’est-à-dire 3 – qu’il avait pris en route. Nous nous retrouvons seules et il nous reste 20 min de route.
Bienvenue à Hòlmavík

Peinture très sympa
Nous arrivons avec une quinzaine de minutes de retard, ce que je note dans un coin de la tête. Ne pas paniquez si, un jour, le bus arrive avec du retard ! Björn est là, et nous attend, avec un de ses amis et une volontaire chinoise qu’il a eu pendant 15j et qu’il ramène au bus. Alors que j’imaginais un homme de la quarantaine élancée et blond – désolée du cliché -, c’est un homme bedonnant de la soixantaine avec une calvitie avancée qui nous accueille. Hey girls ! nous interpelle t’il. Cela est son expression favorite qu’il répète à chaque fois qu’il veut nous interpeller. Je me suis donc mis à lui répondre Hey guy ! . Nous montons dans sa camionnette et là, il nous dit d’un air sérieux : « Vous avez une heure pour poser toutes les questions possibles à Alya pour savoir comment survivre avec moi ! » Nous comprenons alors rapidement que sous son air bourru, il y a bien autre chose.
Tandis que nous commençons à questionner Alya, non pas pour savoir comment survivre mais plus pour la connaitre, Björn nous emmêne directement au Musée de la Sorcellerie.
Petit apparté, car pour tout vous dire, nous avions beaucoup rigolé dessus à Montauban en montrant l’annonce helpx à nos ami·e·s. Car il était marqué, je cite :
« Bien que cela semble éloignée, la ferme n’est qu’à 35km de la plus proche ville Hòlmavík, où il a un supermarché, une banque et tout ce que vous auriez besoin.
De Juin à Octobre, nous effectuons des tours d’obeservation de baleine et vous pourrez vous joindre à nous.
Puis, il y a le musée de la sorcellerie ici.»
Débarquer au musée à peine 10 minutes après être sorties du bus, nous fait bien rire.
🧙Le musée de la sorcellerie : un univers à part

L’extérieur de la maison de la Sorcellerie à Hòlmavík
Björn nous propose de faire la visite, sans payer. En effet, l’une de ses premières volontaires travaille maintenant dans ce musée. Il a l’air d’avoir ses quartiers car nous ne passons pas par la porte d’entrée comme tout le monde, mais par la porte des employé·e·s. Nous faisons donc le tour de ce musée, accompagnées par la volontaire, qui a déjà eu le droit à sa visite en arrivant ici et qui nous avoue être plus rassurée de visiter les pièces quand il y a d’autres personne. En effet, le musée est assez… particulier. Très intéressant. Très bien documenté. Mais les explications donnent froid dans le dos. Ce n’est pas le monde de Charmed ou de ma Sorcière bien-aimée. Par exemple, je découvre la nécroculotte, dont je ne mettrais pas la photo pour ne pas vous heurter, mais qui consiste pour le sorcier à, je cite :
« […] faire un pacte avec un être vivant et obtenir son accord pour déterrer son cadavre et dépecer de la ceinture jusqu’en bas. […] Le sorcier enfile la peau qui se confondra alors avec la sienne. Il faut alors voler une pièce à une veuve pauvre, soit à Noël, à Pâques ou la Pentecôte, et la placer dans le scrotum. »
Glamour, non ? Bon vous vous demandez pourquoi tout ça ? C’est pour avoir de la richesse… Maintenant que vous avez la recette – enfin le début, car si si il y a une suite – , je vous laisse choisir ce que vous préférez : la richesse nécroculottée ou pas ?
En tout cas, même si certains détails sont… particuliers, les informations données sont très intéressantes. Nous apprenons que 20 personnes furent brûlées vives en Islande pendant la chasse aux sorcières du XVIIe siècle dont une seule femme. Comme quoi, même là, il y a plus d’hommes ! Je rigole 😉 Et une femme a fait tuer pas moins de 4 hommes qu’elle considérait comme sorciers, car la faisant soi-disant tomber malade ! Elle devait être influence cette dame !!! Sympa la période !

L’une des explications sur Ægishjálmr, Le Heaume de la Terreur, symbole protégeant les personnes qui partent au conbat contre la fureur ennemi. 2

La première salle du musée
🚗En route pour notre lieu de vie et de bénévolat
Une fois, le tour du musée fait, c’est l’heure et nous filons déposer Alya à son bus, avant de poursuivre jusqu’à la ferme. Elle se situe à 25 min d’Hòlmavík. 35km pour 25 minutes ! C’est limite décevant pour dire qu’on est au bout du bout. Les infrastructures routières d’Islande sont bien entretenues.
Pendant la route, Björn commence déjà à s’excuser pour le « oui » qui s’est transformé en « non » avant de finir en « oui mais ». Il nous explique que le propriétaire du lieu pense vendre la ferme ayant un cancer et n’est pas des plus tendres avec les volontaires. Björn préfère donc que nous ne soyons pas là. Très bien. Cela nous éclaire toujours pas sur où nous allons et quel bénévolat nous allons faire, mais nous avons une partie des explications.
Sans savoir les interrogations dans nos têtes, il continue par nous poser plein de questions : D’où on vient ? Qu’est ce qu’on fait dans la vie ? et d’autres. La question qui m’a le plus touchée et étonnée pour une première rencontre : Quel est ton but dans la vie ? Non pas en mode travail, mais plus en général. Où veux-tu que ta vie te mène ? Pour un homme aux allures rustres, il y a un cœur qui se cache dessous. Et puis suite à sa question, il répond de lui-même : J’ai plus de 60 ans, et je n’ai toujours pas trouvé ce que je veux faire de ma vie !
🌊Une ferme au bord de la mer

La maison où nous allons faire notre bénévolat. Oui, il ne fait pas beau… on ne peut pas avoir tous les jours grand soleil.
Bref, je reviens à mes moutons, que l’on croise d’ailleurs sur notre route. Nous arrivons à la ferme. Et là, nous réalisons deux choses :
- que nous sommes à l’endroit où nous pensions être en postulant au bénévolat. On ne sait toujours pas
- de la chance que nous avons. Une vue magnifique sur la mer. Des montagnes autour. Il a beau faire gris, cela ne gâche en rien la splendeur du paysage.
La ferme est sur la côte. Elle est composée de la maison principale, construite par l’équipe travaillant à la ferme, de l’ancienne maison où les gens vivaient avant, d’un gros hangar où se trouvent les bassins de naissance, et un autre gros hangar de bricolage. Dehors se trouvent 4 bassins pour les poissons un peu plus âgés.
Qui vit dans la ferme ? A l’heure où j’écris (car je pense que cela change selon la période de l’année), il y a Björn, son ami qui est parfois là : Töte, et les bénévoles.
Nous entrons dans la maison et là deuxième surprise. La pièce principale (cuisine séjour) est immense et des baies vitrées donnent directement sur la mer. On a envie de la regarder sans jamais s’arrêter. D’ailleurs les canapés sont disposés pour cela car un est mis « bizarrement » en face d’un angle mais face aussi à deux énormes fenêtres donnant tout droit sur la baie. La maison est neuve, on voit aussi qu’elle a été faite à la main et par des gens qui n’y connaissaient sans doute pas. Les murs ne sont pas coupés droits, le parquet est mal posé, la peinture mal faite, même la serrure de la porte d’entrée est de travers et non finie. Cela me fait sourire, en réalité, on s’en moque. Il fait chaud dedans, et c’est le plus important ! (Rappelez-vous du dernier article où je vous parlais des 5°C !) La vue est splendide, notre chambre comporte deux lits, il y a des toilettes, une douche, une cuisine dernier cri, avec un frigo dont une porte a une vitre qui s’allume quand on lui tape dessus. Si si je vous jure. Gogo gadgéto Frigo ! Quoi demander de plus ?

Le salon : mon spot préféré ? Le canapé au fond à gauche

Le frigo GogoGadgeto
Et comme on n’est plus à quelques lignes près, je vais continuer à disserter sur ce frigo. Car vous vous posez toutes et tous la question : à quoi sert un frigo avec une porte en vitre qui s’allume et qui il parait peut se brancher en WiFi ? Pour internet, je ne sais pas, mais pour la vitre, cela permet de voir à l’intérieur sans ouvrir le frigo ! Gain d’énergie évitant la déperdition de froid. Malin, vous me direz ? Pas sûre quand on sait qu’ici, les lumières sont toujours allumées. Je ne parle même pas de l’eau. On voit qu’ils n’ont pas de problème d’approvisionnement en eau potable. D’ailleurs, celle-ci est parait-il la plus pure du monde venant directement des montagnes et des glaciers. Pas besoin de traitement chimique ! 3
L’après-midi, Björn se repose et nous dit qu’on commencera demain. Nous profitons de faire le tour de la maison et de se balader dehors. Je me mets déjà sur les jumelles à scruter d’éventuelles baleines qui se seraient perdues ici. On ne sait jamais. Mais non, rien à l’horizon à part des canards et quelques oiseaux dont je ne connais pas leur petit nom.

Vue de la baie vitrée sur la mer d’Irminger en marée basse. Le temps n’a pas changé, il ne fait pas beau.
❓Une soirée de réponses
Le soir, Björn nous cuisine un bon petit plat qui va nous laisser entrevoir sa façon de cuisiner. Il nous mijote un poulet bacon poivron sauce fromagère avec du riz. Nous qui mangeons assez peu gras, et moi qui suis quasi végétarienne en France, voilà que nous prenons notre dose pour plusieurs mois. Et en même temps, c’est tout simplement délicieux. Le gras, c’est la vie, comme dirait Karadoc. (Merci à D. pour la culture Kaamelot). J’apprends d’ailleurs que l’Islande produit beaucoup de fruits et de légumes, cultivés sous serre. L’avantage d’avoir des sources géothermales. Ils utilisent la chaleur pour chauffer les serres et faire pousser des tomates en hiver, des cerisiers à 13°C l’été, des poivrons et tutti quanti !
Nous profitons du repas pour essayer de répondre à nos deux principales interrogations :
- Qui est Björn ?
- Qu’est-ce que c’est que l’on va faire de ce mois ?
J’espère que vous êtes d’accord avec moi et que ces deux questions aussi vous intéressent.
Qui est Björn ?
Björn, la soixantaine, fils de pêcheur naissant à l’Est de l’Ile, garçon d’une fratrie et d’une sororie de 6. Il a fait de multiples boulots dans sa vie dont il n’a pas trop voulu nous en dire. Il y a 8 ans, il a découvert cet endroit paumé – 11 personnes habitent dans ce hameau qui s’étend sur des milliers de kilomètres carré- dans la région de Vestfirðir. Il a adoré le lieu, l’emplacement, le paysage, les gens. Il a trouvé un travail, celui qu’il occupe actuellement. Un peu comme un retour aux sources : auprès des poissons. Nous apprendrons plus tard, néanmoins que c’est une ferme à poissons et que c’est différent d’être pêcheur. En effet, il ne va pas en mer pêcher les poissons. Mais je vous laisse la surprise pour le prochain épisode (oui je ménage mes effets). En parralèle, il est souvent le capitaine du bateau d’observation des baleines, où il pourra nous amener si nous le souhaitons.
Qu’est-ce que c’est que l’on va faire de ce mois ?
Sur cette question, la réponse est un peu plus floue. Ce que nous comprenons, c’est qu’il n’est pas le propriétaire de la maison, de la ferme et des infrastructures. Il travaille pour un patron – avec qui il n’est pas toujours d’accord. Ce patron du même âge que lui, a appris qu’il avait un cancer, il y a peu. Crise. Ne sachant pas ce qu’il va devenir, il a décidé de vendre. Il n’a donc pas la tête à avoir des volontaires, déjà qu’il ne sait pas de ce que sera fait demain. Ce que nous comprenons aussi, c’est que le patron n’est pas celui qui vit dans la maison ou qui accueille les volontaires. C’est Björn qui est moteur pour cela, et le patron qui paye. Ce dernier devant arriver début Octobre, Björn préfère que nous ne soyons pas là. « Déjà que pour moi, ce n’est pas une partie de plaisir quand il est là, alors pour vous, je n’en parle pas ! » Il a donc appelé un autre ami qui habite à 1h d’ici. Il a 17 volontaires en ce moment et est ok pour nous accueillir. Cet ami a 600 moutons. Cette description me dit quelque chose… En effet, j’ai envoyé une demande à une annonce d’une ferme qui avait 600 moutons dans l’Ouest de l’Islande et j’ai reçu une réponse négative. Cela serait marrant que ça soit la même… Suspense…
Le repas se termine. Les deux islandais se mettent devant les informations tandis que Mélanie et moi sortons un jeu. Après seulement deux parties, nous tirons notre révérence. Il n’est que 21h, mais nous sommes fatiguées. Et demain, le travail commence ! A 10h, certes, mais il commence…
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- Bon selon ce site, elle n’est qu’en 7e position, mais chuuuutttt 🤫, on ne le dira pas.


![[12]Fin du bénévolat en Islande](https://yunaa-terra.com/wp-content/uploads/2025/11/dernier-lever-de-soleil-scaled.avif)
![[11] La péninsule Snaefell et le propriétaire](https://yunaa-terra.com/wp-content/uploads/2025/11/falaises.avif)
![[10] Dessine-moi un mouton](https://yunaa-terra.com/wp-content/uploads/2025/10/Un-mouton-et-la-ferme-de-Beggy.avif)
Une réponse à “[3] En route pour Hólmavík”
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