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[9]Histoires de poissons

Quel est l’encas préféré de Björn quand il a faim ? Du poisson séché ! Il a été biberonné avec, comme il dit ! Enfin parlons nourriture ! Vous l’attendiez avec impatience ? Même moi pour tout vous dire chaque fois que je me mettais sur l’ordinateur, je me demandais quand est-ce que mes doigts allaient me…


Quel est l’encas préféré de Björn quand il a faim ? Du poisson séché ! Il a été biberonné avec, comme il dit !


Enfin parlons nourriture !

Vous l’attendiez avec impatience ? Même moi pour tout vous dire chaque fois que je me mettais sur l’ordinateur, je me demandais quand est-ce que mes doigts allaient me mener à parler de ce sujet ?! Non, car moi estomac sur patte, parlant nourriture quasiment toute la journée, ne pouvant arrêter de penser à la nourriture, cela fait 8 articles que je n’évoque que très brièvement la nourriture ! Que m’est-il arrivé ?

D’ailleurs, pour un petit aparté, lors de mon séjour dans le centre de méditation bouddhiste, il y avait des méditations guidées tous les jours à 12h avant déjeuner et certains jours à 20h après manger. J’ai fait toutes les méditations guidées.

Et un jour, un moine vient me voir alors que j’étais en train de manger et me demande ce que je pense des méditations et si j’y arrive. Quelle question !? Après une seconde d’hésitation, je lui avoue, que je n’y arrive pas et que je pense trop au repas : qu’est-ce qu’on va manger ? (alors que le menu était affiché pour la semaine) Est-ce que ça va être bon ? etc . Et même les méditations de 20h et donc après manger, je les passais à me remémorer le repas dans ma tête pour savoir ce que j’aurai fait de différent pour améliorer le plat… Autant vous dire qu’il m’a regardée très bizarrement, tandis que les autres avec qui je mangeais ont beaucoup rigolé.

Bref, tout ça pour vous dire que la nourriture et moi, c’est important.

Alors qu’est-ce qu’on a mangé ? Comment était l’organisation ? Vous saurez tout sur tout !

Des confections participatifs pour les repas

Le midi, Björn ne mange pas, donc souvent nous mangeons les restes de la veille ou nous cuisinons rapidement (risotto, spaghetti à la sauce tomate, …). J’en profite aussi pour faire une pause dans la viande et le poisson, car ça devient un peu pesant.

Le soir, ça tourne entre Björn, Stella et nous deux. Et Töté ? Non, Töté ne sait pas cuisiner. Quand il est chez lui, c’est nouilles chinoises à tous les repas, il paraît. D’ailleurs, ici le midi pour lui c’est soit nouilles soit chips et biscuit. Nous apprendrons après qu’il n’a pas d’ustensile de cuisine chez lui. Aucun moyen de faire cuire un œuf ! Et Björn nous a raconté que suite à son divorce, Töté ne savait pas comment faire niveau lessive. (Ca peut vous rappeler ce que je vous raconter dans le précédent article) Tiens d’ailleurs fait marrant : Töté est l’ancien mari de l’ex-femme de Björn. Ils se sont rencontrés comme cela. Töté a été le beau-père pendant 24 ans de ses trois enfants que Björn avait eu avec son ex-femme. Et même à l’époque du mariage, l’ex-femme se plaignait que Töté et Björn passaient beaucoup de temps ensemble !

Stella et des saveurs de Chine

Stella adore vraiment cuisiner et partager ses racines chinoises. Elle nous a préparé pas mal de plats avec du bouillon et quelques légumes. Elle avait tellement ramené de sachets de préparations de Chine, qu’elle choisissait à chaque fois celui qu’elle voulait. Et nous demandait même notre avis, alors que nous ne comprenions pas grand-chose.

Une fois, je l’ai faite beaucoup rire, car elle cuisine un plat et nous annonce que le bouillon ne se boit pas. Quand je lui demande pourquoi, elle me répond que c’est comme ça. Bon, vous vous doutez bien que moi, ça ne me suffit pas comme explication. Alors je goûte, et le trouvant bon, je me ressers. Stella me regarde mi-amusée mi-interrogative. Et après hésitation, elle finira aussi par goûter le lendemain midi et à trouver cela bon.

Je la suspecte aussi d’avoir été un peu frustrée par Björn qui n’aimait pas le piment, donc un des derniers midis, elle nous a demandé si nous ne voulions pas qu’elle nous prépare une soupe pimentée. Avec Mélanie, nous étions ravies et elle aussi ! Bon au final, je ne l’ai toujours pas trouvé si pimentée que cela mais beaucoup trop salée. Mais Stella nous a confirmé que nous étions prêtes à aller en Chine ! Car cette soupe était la plus pimentée de ce qui est fait là-bas… Bon un peu déçue !

Nous et une cuisine … diversifiée

Au début, nous n’avions pas trop d’idée de quoi cuisiner. Pas trop de légumes, alors que nous avons tendance à cuisiner avec énormément de légumes. Et puis, l’idée était de faire découvrir des plats français. Alors nous est venu l’idée d’un repas typiquement français qui mettrait nos non-racines bretonnes à l’honneur.

Vous avez deviné ? Des crèpes bien entendu… à la poêle… et avec de la farine de blé ! (On ne peut pas tout avoir ! Mélanie a posé son véto sur prendre la billig dans le sac !) Cela a été un succès ! Nous nous sommes faites plaisir avec les légumes : crèpe avec champignons, poireaux et poivrons, accompagnés d’un œuf et de mozzarelle rapée. On n’a jamais mangé autant de légumes en un repas ici ! Et pour le dessert, crêpe chocolat banane accompagnée d’une boule de glace. L’Unanimité !

Préparation à crêpes
Crèpe

D’ailleurs, l’une des spécialités d’ici est aussi la crèpe appelée pönnukökur. Pour l’avoir goûtée, elle me parait un peu plus épaisse et moelleuse que les nôtres, sans non plus être un pancake. La levure chimique doit être rajoutée pour amener ce petit côté moelleux. Elle est servie avec de la crème fouettée et de la confiture à la rhubarbe (la rhubarbe a été importée par les danois à leur arrivée et maintenant, c’est une plante phare et très répandue ici). La particularité de ces crèpes c’est que la poêle passe de génération en génération sans être lavée. Comme une billig quoi ?!

pönnukökur avec chocolat chaud

Pönnukökur à la crème fouettée et à la confiture de rhubarbe, accompagné d’un chocolat chaud (bon mais très très sucré)

Deuxième repas que l’on a cuisiné, notre repas préféré à Mélanie et moi : pois-chiches massala avec des naans maison au fromage et à l’ail. Un succès pour Stella et Töté. Recalé par Björn. Même pas un merci, rien. Il est sorti de table rapidement. Le végétarisme, je crois que ce n’est pas pour lui… Troisième repas : Mélanie prépare un poulet curry avec du riz. Bon là aussi, on voit que Björn n’est pas emballé. Je pense que le blanc de poulet dans une sauce pas trop grasse… ce n’est pas aussi son fort. Alors nous finissons par un poisson sauce mafé avec du riz. Et là, de nouveau l’unanimité.

Bon vous êtes contents d’avoir passé quelques minutes à lire ce que nous avions cuisiné, mais ce que vous voulez savoir c’est qu’est-ce que Björn cuisine ?! Quels sont les plats islandais ?

Björn et la cuisine islandaise

Björn est plutôt du genre cuisine traditionnelle, ce qui sous-entend : viande ou poisson, avec une sauce et des pommes de terre, tout ça dans du gras.

Alors, vous allez me dire que je me répète, mais oui, j’assume : j’en ai fait des pays où tout était cuisiné à l’huile (petite pensée au Congo, ou au Maroc !), et j’habite en Bretagne où le beurre c’est la vie, mais là … 200g de beurre y passe à chaque fois qu’il cuisine. Sans compter les autres rajouts de matières grasses différents qu’il met comme de la crème ou/et une sorte de « «  fromage » » en crème goût camembert ou goût bacon – sans commentaire -. Et à la question que les bretons et bretonnes vont me poser : beurre salée ou beurre doux ? Et bien figurez-vous que c’est bien du beurre salé répandu ici.

Beurre salé mis sur du pain, même si lui, nous avons dû attendre longtemps pour le goûter.

Un pain cuit dans la terre

Le pain islandais, le rúgbrauð est un pain de seigle dense et très légèrement sucré. Il sent le pain d’épices mais n’a pas son goût. Dans l’ancien temps, il était cuit sous terre, grâce à la géothermie présente !

A la ferme, nous n’achetions pas de pain à la boulangerie. Notre seul moyen d’approvisionnement était le petit supermarché qui ne proposait que du pain de mie… Après une semaine et demie à en manger, j’en ai eu un peu marre. J’ai donc fait mon pain ! Ca fait un peu la française qui ne peut pas se passer de son pain, mais qu’est ce que ça fait plaisir de manger du vrai pain !!! Stella et Mélanie constituaient ma base de consommatrices. Björn et Töté, clairement moins !

pain 1

Pain à la levure chimique… compact

Pain

Pain flocons d’avoine

Pain (2)

Pain 50% flocons d’avoine

Nous avons passé un peu de temps à Reykjavik à la fin du bénévolat (je vous divulgache un peu la fin !), et nous en avons profité pour en acheter un. C’est un pain très dense, super bon, qui tient au corps et qui a un certain prix, environ 13€/kg ! Une seule tranche de pain nourrit le viking qui est en nous ! Un délice. Vraiment !

Pain islandais à la farine de seigle et aux graines

Rúgbrauð acheté en boulangerie à Reykjavik

Donc, si je résume du pain de seigle avec du beurre salée et … ?

Le poisson, une ressource naturelle dominante

L’une des spécialités est d’effectivement manger du poisson séché avec du beurre salée et du rúgbrauð.

Bien entendu, et vous vous en doutez bien, étant une île, l’activité de la pêche est une activité prépondérante. La pêche pèse pour 60% de l’exportation du pays et pèse pour 8% du PIB islandais 1.

Pas négligeable. D’ailleurs, c’est une activité pourvoyeuse d’énormément d’emplois. C’est tellement important que c’est l’une des raisons qui a mis un frein net à la candidature à l’Union Européenne de l’Islande en 2015. Les quotas de pêche de l’UE les auraient impactés 2. Nous verrons en 2027 si cela sera toujours en frein, puisqu’un référendum sur l’entrée de l’Islande dans l’Union Européenne est prévu !

Saumon, hareng, églefin, morue et… requin. L’une des spécialités étant du requin fermenté.  Poisson cru, poisson fumé, poisson salé ou poisson séché. Le poisson fait parti de l’alimentation de base des islandais·e·s. D’ailleurs, il est assez marrant de voir que Björn achète très souvent du poisson séché en guise d’encas, et il le mange quand il a une petite faim. Comme il a l’habitude de le dire : « j’ai été biberonné dès mon enfance avec cela. Pas de gras, c’est que des protéines »

Sachet de poissons séchés

Sachet de poissons séchés qu’achète Björn. 83% de protéines !

J’en profite pour faire un aparté sur les protéines. Il y a très souvent marqué la teneur en protéines ou le fait que cela contient des protéines sur les produits. Sur de la viande, pourquoi pas, du poisson séché, ok, mais aussi sur le skyr,  sur la farine et même sur du pain de mie ! Je pense que les Vikings ont une forte influence sur les islandais·e·s. « Pour être fort comme des Vikings, mangeons des protéines ! »

Skyr islandais
Farine islandaise
Pain de mie protéiné

Skyrs, farines, pain de mie où le taux de protéine ou la mention « Protéiné » est sur l’emballage

Pour en revenir au poisson, nous avons pu manger quelques plats typiques d’ici cuisiné avec du poisson : le fish and chips. Et oui, ce n’est pas qu’une spécialité du Royaume-Uni !. Et du poisson salé avec des pommes de terre et une sauce au gras d’agneau et échalottes. Particulier… Et tout plein d’autres plats avec du poisson (principalement truite et morue) et des pommes de terre.

Fish and chips - plat avec du poissons

Fish and Chips de Björn (Panure au paprika)

Et signe que le poisson est important, regardez les pièces de monnaie ! Toutes les pièces de monnaie ont comme figure un poisson ou un autre animal vivant en mer : une morue pour le 1 KR, des dauphins pour les 5 KR, des capellants pour les 10KR, un crabe vert pour le 50KR et enfin la lompe pour le 100 KR. Pour information, 1000 KR (couronnes islandaises) vaut environ 7€.

Pièces islandaises

PIèces de monnaie islandaise représentants des poissons ou des animaux marins.

Le paysage et les infrastructures islandaises sont aussi marqués par ce commerce de la pêche. Des endroits doivent leur désertion à la disparition de l’entreprise de pêche qui y était implantée. Nous allons prendre l’exemple de Djúpavík.

Djúpavík : entre hareng et décor de film

Le premier dimanche où nous étions ici, après avoir reçu la visite de ses voisin·e·s suisses, Björn nous annonce que nous allons visiter les environs. Curieuses, nous demandons où et c’est Töté, qui nous répond : Direction une ancienne usine.

Sur la route des fjörds

Nous voici en route pour 40km de routes épousant les contours des fjörds de la région. En effet, comme je vous l’avais dit, le Nord-Ouest de l’Islande est connu pour ses fjörds. D’ailleurs, cela se voit au niveau de la « forme » de l’île.

Carte de l’Islande. Dans les deux cercles, nous pouvons bien voir les vallées qu’ont creusées les glaciers en se retirant. (Fond de carte : OpenStreetMap)

Les fjörds sont des vallées creusées par les glaciers. Il y a des milliers d’années, lors de la période glacière, les glaciers ont « marché » vers la mer, en érodant le sol en-dessous de lui. En fondant, et donc en se retirant, les glaciers ont laissé des vallées creusées et assez profondes (parfois plus profonde que la mer elle-même !). Et en parallèle, l’eau des glaciers a alimenté la mer qui a vu son niveau d’eau s’élever et donc naturellement a inondé les vallées. Cela donne des paysages où se côtoie la mer et des montagnes à parois rocheuses abruptes 3.

fjord sans poisson (2)
Fjord

Paysages de fjörds

Björn, tel un guide touristique, s’arrête donc à plusieurs endroits pour nous permettre de sortir et de prendre des photos. Il agrémente ce premier voyage d’histoires et d’anecdotes. Par exemple, nous passons dans un fjörd dont il nous raconte que personne ne pêche ici car personne n’a jamais trouvé de poisson. Le nom de ce fjörd signifierait Sans pêche ou sans poisson. Une légende raconte qu’une mère ayant perdu ses deux enfants dans les eaux de ce fjörd aurait souhaité que plus aucun os et donc plus aucun poisson ne soit pêché ici 4.

Fjord sans poisson

Le fjörd dit « sans poisson »

Au fur et à mesure que nous arrivons vers Djúpavík, Björn nous explique que cet endroit ne compte que 2 habitants à l’année… Il y en a un troisième qui vient se greffer uniquement l’été. Les querelles de voisinage ne doivent pas être fréquentes !

Djúpavík est très souvent inaccessible par la route en hiver à cause de la neige et du vent. Il y a un petit aéroport pas loin qui permet d’assurer le ravitaillement nécessaire en hiver. Ces deux habitants à l’année sont un couple qui habite depuis plus de 20 ans ici et ont racheté un ancien dortoir de travailleurs qu’ils ont réhabilité en hôtel. Si le tourisme d’été est présent, ils essayent de développer celui d’hiver avec les motoneiges.

Hôtel à Djupavik

Ancien dortoir pour femmes réhabilité en hôtel-restaurant.

Bon vous allez me dire, mais quels touristes vient se paumer ici ? Bonne question !

Un lieu novateur sur le hareng

Déjà, il faut savoir que Djúpavík est un village créé en 1917 avec l’arrivée d’une entreprise de salage de hareng. Cette entreprise subit plusieurs problèmes et doit fermer 2 ans après5.

Ce n’est qu’en 1934 qu’une nouvelle entreprise s’installe et là, c’est l’essor. Il y a tellement de poissons et de harengs dans la mer que l’entreprise croit très rapidement. A tel point qu’ils construisent le plus grand bâtiment en bêton d’Islande (3 étages de haut et 90m de long). Ils deviennent pionnier aussi sur l’automatisation d’une chaine de production pour transformer le poisson en farine et en huile ! Une première en Europe.

Usine à Djúpavík

Ancienne usine de transformation d’harengs

Malheureusement cet âge d’huile ne dure pas. Ce qui devait arriver arriva. Les stocks de poissons diminuent à cause de la surpêche jusqu’à amener l’entreprise à la faillite en 1944 6

Djúpavík reste un musée à ciel ouvert puisqu’une épave de bateau est encore visible, certaines pièces de machines aussi.

Epave de navire à Djúpavík

Epave de navire à Djúpavík

Un haut lieu de … chasse à la baleine

Et oui… Je vous avais parlé de la chasse à la baleine à l’heure actuelle il y a quelques jours, mais là, je vous parle bien de celle du XVIIe siècle. Et devinez quoi ?!  Les Basques ont été l’un des premièrs peuples à chasser les baleines à des fins commerciales et ce dès le Moyen-Âge. Ils sont arrivés en Islande au début du XVIIe siècle, sûrement de manière illégale car à l’époque l’Islande était sous la Couronne du Danemark. Environ 16 baleiniers chassaient dans les eaux de l’Ouest de l’Islande. 7

Ce qui est fou, c’est le bateau utilisé pour chasser un animal de 30T ! Un petit bateau en bois, comme vous pouvez voir ci-dessous.

Intérieur du musée 1615, consacré à l’histoire de la chasse à la baleine par les Basques en Islande

Leur technique consistait à empêcher l’animal de rejoindre le large et donc de le pièger vers des eaux peu profondes. Là, il était plus facile de les capturer et de les tuer. 8

Comment cela se passait-il avec les locaux ? Assez bien entre les gens, au début du moins, puisque même un dialecte basquo-islandaise est créé. Malheureusement, cela dégénère assez rapidement à partir de 1615 où le roi danois Christian IV, voyant d’un mauvail oeil ces rapprochements, décide d’autoriser les islandais·e·s à tuer tout basque 9. Il ne fallut pas longtemps pour que cette loi soit appliquée…

Suite à une grosse tempête, plusieurs baleiniers coulèrent et une petite centaine de survivants échouèrent sur les côtes vers Djúpavík10. Ces survivants volèrent pendant l’hiver du poisson séché. Conséquences : ils furent tués. Pour la petite anecdote : l’ordonnance est restée encore en vigueur jusqu’en 2015 11 … Pour heureusement peu d’effet, car l’Islande est reconnu depuis de nombreuses années, comme le pays le plus sûr au monde 12.

Pour commémorer ces drames, un musée Basque « 1615 » a été inauguré à Djúpavík 2 semaines avant notre arrivée, et retrace un peu cette histoire. Il y a même un endroit à Hólmavík qui commémore cet épisode.

Monument de commémoration à Holmavik du drame de 1615

Un haut lieu du cinéma

Et autre chose qui attire les touristes ! C’est là qu’a été tourné la scène de l’arrivée d’Aquaman du film Justice League. Grâce à des effets spéciaux, l’eau des fjörds a été transformée en glace.

Melanie imitant Aquaman

Mélanie qui imite Aquaman

Et grâce à un hélicoptère, Batman est monté en haut de la falaise… Oui, je vous casse peut-être le mythe de Batman, désolée !

Montagne Djupavik

Montagne au niveau de Djúpavík

Ce film je ne l’ai pas vu, contrairement à Mélanie qui s’était réjouie d’avoir l’occasion de voir cela quand elle a su que des précédent·e·s bénévoles y étaient allé·e·s. Chacun·e ses goûts ! 😉

Le poisson est donc un met incontournable encore aujourd’hui de l’alimentation islandaise, mais elle n’est pas si peu chère pour autant. Le poisson séché dont je vous parlais au début de l’article est à 70€ le kilo. Pas si peu donné !

Comme vous l’aurez compris, le poisson est incontournable de la cuisine et aussi de l’économie islandaise. Ce n’est pas le seul élément incontournable de la cuisine islandaise. Je vous laisse deviner lequel. Réponse dans quelques jours.


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  1. https://www.responsiblefisheries.is/media/1/icelandic-fisheries-press-kit-28-10-2021-franska.pdf
  2. https://www.islande-explora.com/guide/gastronomie/poisson/
  3. https://www.projetecolo.com/qu-est-ce-qu-un-fjord-2044.html
  4. https://is.wikipedia.org/wiki/Vei%C3%B0ileysa
  5. https://sigurd.fr/djupavik-islande-fjord-nord-ouest/#foogallery-640150/p:2
  6. https://djupavik.is/en/sildarverksmidjan-2/
  7. https://baskasetur.is/
  8. https://www.toutelislande.fr/chasse-baleine-islande
  9. https://www.espagnefascinante.fr/articulo/legendes-en-espagne/la-loi-qui-a-permis-de-tuer-des-basques-en-islande-jusquen-2015/20210818142746068603.html
  10. https://www.communaute-paysbasque.fr/actualites/toutes-les-actualites/actualite/bienvenue-a-baskasetur-le-centre-culturel-basque-dislande
  11. https://www.espagnefascinante.fr/articulo/legendes-en-espagne/la-loi-qui-a-permis-de-tuer-des-basques-en-islande-jusquen-2015/20210818142746068603.html
  12. https://lepetitjournal.com/expat-politique/actualites/islande-autriche-2026-pays-plus-surs-monde-420832

Une réponse à “[9]Histoires de poissons”

  1. […] vous dire que faire du marchandage de poissons en Islande, ça a un fort impact (cf l’article Histoires de poisson) car en 1921, le vin espagnol et portugais est autorisé et 12 ans après, un référendum […]