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[12]Fin du bénévolat en Islande

« Ce serait peut-être bien que vous ayez un plan de secours » Du Björn tout cracher. Du début à la fin du bénévolat. La fin du bénévolat C’est vrai qu’après cette visite chez le propriétaire, nous sentons la fin de notre séjour de bénévolat arriver. Plus qu’une semaine. Au niveau du travail, c’est de finaliser le…


« Ce serait peut-être bien que vous ayez un plan de secours »

Du Björn tout cracher. Du début à la fin du bénévolat.

La fin du bénévolat

C’est vrai qu’après cette visite chez le propriétaire, nous sentons la fin de notre séjour de bénévolat arriver. Plus qu’une semaine.

Au niveau du travail, c’est de finaliser le rangement et de préparer l’arrivée des œufs en Novembre quand il rentrera de vacances. Car oui, Björn part en vacances, je vous l’explique juste après.

Nous avons donc à nettoyer les futures couveuses d’œufs. Moment assez sympa car nous travaillons avec de l’eau chaude… et ça c’est cool !

Nous déplaçons des grosses cuves, faisons des guirlandes des fameuses palettes que nous avons ramassé depuis des semaines pour en faire un super feu de joie que nous ne verrons jamais allumer… mais là encore je m’avance un peu trop.

Rangement pneu

Nous voyons que Björn essaie de donner un bel aperçu de la ferme au nouveau propriétaire qui viendra pendant qu’il ne sera pas là.

Rangement hangar - bénévolat

Un hangar plus propre que propre (oui le bazar est juste mis sur le côté ! mais c’est déjà ça !)

Outre le travail de bénévolat, malheureusement nous ne pouvons plus compter sur une voiture pour aller nous balader dans les environs… on se demande pourquoi …. (cf là) donc nous restons dans le coin. Nous nous lançons dans une balade : aller tout en haut de la montagne. C’est plus facile que prévu, même s’il y a certaines montées bien raides. Et la vue est très sympa.

Vue sur le fjörd

Vue sur le fjörd où on est

Le schmilblik björnesque de la fin de notre bénévolat

Vous vous rappelez que nous avions demandé à Björn de partir avec lui et Stella à Reykjavik deux jours plus tôt que prévu et de rester dans un appartement à Töté ?

Le lendemain donc de cet épisode, nous lui demandons s’il a demandé. Non toujours pas, mais « il n’y aura pas de problème. »

Hmmmmm, nous, on commence à le connaitre le Björn. Donc avant de se réjouir vraiment, on préfère avoir la confirmation.

Nous attendons donc que Töté revienne pour lui demander lors du diner si c’est ok pour lui. Sa réponse ? Oui, oui. Il faut juste qu’il nettoie l’appartement car les derniers locataires l’ont dégueulassé et qu’il mette une porte d’entrée car il n’y en a plus. Björn nous raconte que le seul moyen que Töté ait trouvé pour faire partir les anciens locataires qui ne payaient plus et détruisaient la maison a été… d’enlever la porte. Technique particulière… mais qui a fait ses preuves… Stella qui a suivi l’histoire déclare en souriant que finalement nous partons tous et toutes mercredi 15 octobre. Et là, alors que nous commençions à opiner la tête avec joie voilà que Björn intervient en disant : « Non peut-être pas. Car il faut quelqu’un pour garder les animaux. Le propriétaire ne viendra pas avant le 17. Je vais demander à des gens mais pour l’instant, je ne sais pas. »

Okay… donc c’est à nous deux, Mélanie et moi, de rester faire pet-sitting… Autant vous dire que nous l’avons un peu mauvaises.

Après deux jours à le maudire (oui les accords Toltèques parfois ce n’est pas ça) il nous confirme avoir trouvé quelqu’un : ouf ! C’est bon, nous pourrons aller à Reykjavik et découvrir un peu plus cette ville. Nous avons quelques endroits que nous n’avons pas fait et que nous aimerions pouvoir visiter.

En nous, quand même, il y a toujours ce doute. Serons-nous vraiment hébergés chez Töté ? Car le oui de Björn et Töté ça équivaut à un peut-être, surtout que c’était un oui sous condition. Et effectivement le « peut-être » se transforme en « vrai peut-être » voire en « un non lâche » quand la veille du départ, le matin, je redemande confirmation aux deux. Björn grommelle entre deux bouchées de skyr sans me regarder en face, qu’il serait peut-être préférable d’avoir un endroit dans lequel dormir au cas où. Ok, c’est bien ce que nous préssentions…

Là, je ne vous cache pas que mes pensées deviennent un peu insultantes envers ces deux hommes. J’ai beau essayé de me nourrir de préceptes bouddhistes pour mieux respecter et vivre avec son prochain ou sa prochaine, toujours est-il que je suis une humaine qui peut être impulsive et dont le sens de la justice et le sens de l’honnêteté sont aigüs…

La solidarité et l’humanité : deux valeurs fondamentales

J’avais deux choix : soit continuer à me morfondre soit activer le mode « machine » pour réussir à nous dégoter un plan bien et pas cher. Clairement, c’est l’option 2 que je déploie. Je commence donc à regarder les auberges de jeunesse ou les locations. Ouf, déjà il y en a de dispo. Je commence à sauvegarder quelques adresses pour les montrer à Mélanie – qui elle, dans la chambre, n’est toujours pas au courant de ce qui arrive -. Puis d’un coup, dans un éclair de génie, je me dis : Pourquoi ne pas tenter le Couchsurfing ? Si trouver du bénévolat fonctionne en Islande pourquoi pas du Couchsurfing. Le principe est, en plus, assez sympa. Aller dormir chez des inconnu·e·s en échange de discussion et de partage. Totalement, notre philosophie de ce voyage.

J’avais déjà expérimenté cela à Amsterdam, il y a quelques années en partant seule pour une semaine en vacances. J’avais d’ailleurs vécu le grand écart. Deux nuits dans un appartement tenu par un homme de philosphie bouddhiste (oui le bouddhisme me suit !) bien aisé qui vivait dans un appartement à l’avant-avant-dernier étage d’un immeuble près de la gare centrale d’Amsterdam. Autant vous dire que la vue par les baies vitrées étaient magnifiques. Et 4 nuits dans un appartement dans un quartier excentré du centre-ville d’Amsterdam où résidait un afghan réfugié aux Pays-Bas depuis 2 ans et qui travaillait dur pour apprendre la langue afin d’obtenir un permis plus long séjour. Les deux : une expérience unique et fort enrichissante, avec un confort de vie différent !

Bref, je vais donc sur le site internet, retrouve mon compte, constate qu’il faut payer… Me dit que 5€ vs 200€ ce n’est pas grand-chose, et donc je tente d’envoyer des messages à plein de personnes et envoie même un message sur un groupe « Requête dernière minute ». Mes espoirs sont assez maigres. Les requêtes de dernière minute, je n’y crois guère.

Pessimiste que je suis ! Une trentaine de minutes après, voici que je reçois le message de Gummi qui ne peut pas nous accueillir chez lui n’étant pas très disponibles ces prochains jours mais peut nous accueillir dans un appartement qu’il met en location saisonnière mais qui ne l’est pas actuellement !

Je souffle, nous soufflons. Car oui, Mélanie est arrivée pile au moment de ma recherche de logement et après avoir pesté contre notre hôte, est vers moi, attendant qu’un miracle se produise.

Autant vous dire que c’est un vrai soulagement. Ca fait plaisir de pouvoir se débrouiller seules et de se dire que même dans un pays si cher, il y a encore des gens dont les valeur de partage et d’entraide existent. En moi, je suis un peu déçue car j’aurai bien aimé que nous puissions partager quelques jours avec notre hôte ou une soirée afin de pouvoir partager, notion importante. Lors de la discussion, Gummi nous propose finalement de nous voir un matin avant qu’il ne parte au travail pour discuter. Super nouvelle !

La dernière soirée, il ne se passe rien de spécial. Alors que nous devions allumer le grand feu pour les palettes, il y a beaucoup beaucoup trop de vent. C’est comme une mini-tempête où tout vole. Avec Mélanie, nous essayons de sortir quelques fois pour voir si nous aurons la chance d’apercevoir une aurore boréale. Car oui, depuis la fameuse aurore, nous n’en avons pas revu. Alors que ces derniers jours, nous essayons vraiment. Une fois, on met même notre réveil à 2h du matin, car l’application indique une forte chance de voir des aurores à ce moment. Alors, oui, il y en a, mais elles sont faibles et clairement pas du même acabit que la dernière qui illuminait le ciel. Nous sommes un peu tristes de ne pas avoir réussi à en voir une dernière, surtout que ce n’est pas à Reykjavik que nous en verrons. La pollution lumineuse est trop importante.

Nous avons réussi à dire au revoir aux baleines et aux dauphins quelques jours avant lors d’une dernière excursion en bateau, nous avons dit au revoir aux phoques…mais nous n’aurons pas l’occasion de le faire avec les aurores. Une autre fois.

Le jour du départ 

Le jour du départ, c’est un jour comme un autre, même si nous nous réveillons un peu plus tôt. Cela nous permet d’assister au lever de soleil… qu’est-ce que c’est beau ?! Björn souhaite partir un peu avant midi avec nous deux. Tandis que Töté partira plus tôt dans la matinée avec Stella. Ah ben non en fait… Il est parti sans elle… Ok… Sympa ! Bon ben Stella partira avec nous.

dernier lever de soleil

Nettoyage de la chambre, paquetage des affaires, où miracle nous arrivons à caser plus d’affaires dans le sac qu’à l’aller – il reste quand même plein à craquer hein -. Nourrissage des poissons. Ramassage des deux trois trucs qui se sont envolés pendant la nuit à cause du vent et puis nous attendons tranquillement. On essaye de s’imprimer cette vue magnifique afin de l’emporter avec nous même loin d’ici. Alors que nous étions déçues de ne pas voir de phoques dès le matin (la marée étant trop basse pour que les phoques viennent), nous arrivons à en apercevoir en fin de matinée ! C’est chouette.

Promenade

Björn rentre vers 11h, fait son sac et fait le ménage… Quoi ?! Oui, oui, il fait le ménage de sa chambre, du hall d’entrée et un peu de la cuisine ! Eh ben ! Nous nous gardons bien de lui proposer notre aide !

La route jusqu’à Reykjavik

Nous partons vers 11H45. Premier arrêt ? Non, pas l’essence, pas le supermarché, mais bien entendu le Musée de la Sorcellerie. Un dernier café. Puis c’est bon, c’est parti. A ce que nous avons compris, il faudra s’arrêter à un endroit déposer la voiture dans laquelle on est pour récupérer la voiture noire – que Björn et Töté ont réparé pendant 3 semaines  -. Et cette voiture devra passer le contrôle technique. Ca m’a l’air compliqué cette histoire et un peu un mauvais plan pour nous qui voulons aller à Reykjavik, mais il faut apprendre à lâcher prise.

Il y a environ 3h30 de route pour aller à Reykjavik. C’est assez court en soi. A l’aller, ça nous avait paru beaucoup plus long car déjà on avait pris le bus, et aussi on avait fait une looooongue pause à Bogarnes pour prendre le deuxième bus.

Une heure après être parti·e·s, nous arrivons au garage. Transfert d’affaires. On laisse la voiture blanche et on prend la voiture noire. Ok. On repart… Ah ben non. Demi-tour ! Quand Björn a voulu s’arrêter deux cents mètres plus loin pour mettre de l’essence dans la voiture, impossible d’ouvrir la trappe. Il a cherché partout un tournevis qu’il ne trouvait pas, donc a essayé avec ce qui lui tombait sous les mains, mais sans succès. Pour une voiture où ils ont passé plus d’un mois à bricoler dessus et qui est passé chez le garagiste, elle ne m’a pas l’air en super état quand même. D’ailleurs, le bruit qu’elle fait quand on roule n’est clairement pas des plus rassurants. Une sorte de bruits aigus et stridents qui semble venir des pneus et des freins. Normal pour Björn… Mouais mouais… nous n’avons pas la même définition de « normal ».

Bref, nous retournons donc chez le garagiste pour emprunter un tournevis, ouvrir la trappe et hop, stop à la station-essence, et c’est reparti… jusqu’à quelques kilomètres plus loin. 30 minutes de route environ à Bogarnes. C’est là, où la voiture va passer son « contrôle technique ». Nous qui pensions que ca allait durer 2h, voici que 20 minutes après c’est bon. Hmmm… Nous ne devons pas avoir les mêmes contrôles techniques en France et en Islande.

Cela nous arrange car nous pouvons reprendre la route. Elle est paisible. Nous revoyons les paysages que nous avions vu à l’aller avec un œil un peu moins neuf. Parfois, nous discutons avec Björn pour en apprendre un peu plus : par exemple, les islandais ont environ 24 jours de congés payés qui augmentent avec l’ancienneté. Et 12 jours fériés 1 Ah ben quand on dit qu’en France, on a beaucoup de congés… regardons nos
voisins. Et leur taux de chômage n’explose pas ! 3,7% 2

Nous discutons aussi boissons. Saviez-vous que la bière a été interdite en Islande jusqu’en 1989 ?

La bière, le début de la dépravation3

Cela n’a pas commencé qu’avec la bière mais bien avec tout type d’alcool. C’était l’époque de la prohibition, début XXe siècle. La bière avait quand même mauvaise réuptation, et c’était quasiment considéré comme non-patriotique d’en consommer. Pourquoi ? Car les Danois en étaient des fervents adeptes. Boire une bière c’était donc être comme les Danois, ces envahisseurs !

En 1908, face à la montée du mouvement de la tempérance, un mouvement prônant l’interdiction de l’alcool, un référendum a lieu. Fait inimaginable à l’heure actuelle mais près de 60% des islandais (et là pas d’islandaises car elles n’avaient pas le droit de vote) vote pour l’interdiction de l’alcool à partir de 1915. Interdiction d’en consommer !

Cela tenu quelques années. Mais assez rapidement, les médecins commencent à prescrire de l’alcool : du cognac contre les problèmes au cœur, vin contre le stress. Même les peintres qui n’avaient jamais utilisé d’alcool pour nettoyer leurs pinceaux se mirent comme par magie à en commander des litres et des litres et à changer leur façon de faire…
A rajouter à cela, les Espagnols ! Eh bien oui, eux-mêmes qui firent pression sur le gouvernement islandais : Si vous ne me prenez pas mes vins, je ne vous prends pas vos poissons ! Autant vous dire que faire du marchandage de poissons en Islande, ça a un fort impact (cf l’article Histoires de poisson) car en 1921, le vin espagnol et portugais est autorisé et 12 ans après, un référendum réautorise l’alcool… sauf la bière. En effet, autoriser la bière serait assimilé selon le pays à promouvoir la consommation d’alcool. Et puis, il ne faut pas oublier que l’image de la bière et du Danemark est encore bien installée. L’indépendance du pays en 1944 n’aide pas à faire oublier cela. D’ailleurs même aujourd’hui, les blagues sur les danois·e·s sont nombreuses. Bref, tout ça pour dire que la bière continue à être interdite, bien que dans les maisons, elle est parfois brassée clandestinement.

Il faudra attendre 1988 pour qu’un vote au parlement autorise la consommation de bière. Et le 1er mars 1989 est encore célébré dans tout le pays comme le Bjórdagur, « la journée de la bière ». 4

Et maintenant, qu’en est-il de la consommation d’alcool ? L’Islande est un pays d’Europe où la consommation d’alcool est la plus faible. Etonnant non ?!

Et comme dirait Judith, la guide des baleines, «  au prix que ça coûte. »

Brasserie à Hólmavík

Deux journées à Reykjavik : entre histoire de la ville, et promenade au Cercle d’Or

Nous arrivons sur Reykjavik et Björn nous dépose à l’appartement. Il est à l’extérieur de la ville, en banlieue sud. Nous découvrons un appartement immense où il fait chaud et qui a une porte d’entrée ! Le luxe quoi ?!

Maison de couchsurfing
Salon de la maison

Maison du couchsurfing

Nous nous posons un peu pour savourer la chance que nous avons, puis partons un peu découvrir les environs. Nous finissons à nous balader sur le bord de la mer… C’est quand même agréable tout ça.

Street art sur le chemin de notre balade ! Une jolie baleine à bosse.

Au menu du soir et des deux autres soirs jusqu’à ce que l’on parte d’Islande : pâtes au pesto. Simple, efficace et pas cher puisque nous avons pris les pâtes et le pesto chez Björn !

Nous en profitons pour demander à Stella où elle est et si elle est bien arrivée. Nous nous attendions pas à cette réponse ! Elle est chez la sœur de Björn. Il n’y a pas de place pour qu’elle dorme mais elle va passer la nuit là-bas à attendre 4h du matin pour amener Björn et Töté à l’aéroport et ainsi récupérer l’appartement de Töté. Un plan à la Björn tout en respect et délicatesse.

Qu’est ce qu’on fait pendant ces deux jours à Reykjavik ?

Une visite de la capitale

Le premier jour, visite de la ville. Mais avant de partir visiter la ville, Gummi notre hôte vient nous voir. Alors qu’il ne devait rester qu’une vingtaine de minutes, il en reste le double. Le courant passez super bien. Il est vraiment intéressant. Il a 47 ans et travaille en tant qu’informaticien à la Banque centrale islandaise, depuis le début de sa vie professionnelle. Nous discutons un peu d’islande, un peu de la France ou des autres pays où j’ai été. A 9h20, il nous annonce son départ, et nous regrettons un peu de ne pas avoir l’occasion de le revoir. C’était un moment super sympa.

A 10h, nous entamons notre journée visite. Nous aimerions avoir le temps un peu de nous promener et de manger un hot-dog avant de faire une une visite guidée à prix libre de la ville. Une balade de 2h dans le centre de Reykjavik, où Marteen, notre guide, nous partage pleins d’anecdotes (et pour ne rien vous cacher, c’est lui qui a été à l’origine de ma recherche sur le 24 Octobre 1975, car un groupe de femmes appelait à se réunir le jour J).

Lac Tjörnin

Vue sur le lac de Tjörnin, à gauche, l’hôtel de ville, et au milieu (maison marron) le Parlement.

Reykjavik rue coloré

Maisons colorées de Reykjavik

Street art ours polaire

Street art mensonger, il n’y a pas d’ours en Islande !

Stella qui nous a rejoint au début de la visite, nous raconte la fin de l’épisode Björn et Töté. L’appartement de Töté est « okay » (pour elle, cela veut dire, vraiment pas terrible) Une fenetre cassée colmatée au carton et surtout aucun ustensile de cuisine (ni poêle, ni casserole, ni rien). Elle qui voulait se faire cuire un œuf au plat, elle a dû le faire à la bouilloire. Les 5 jours qui lui restent à faire vont être long. Comment lui il se nourrit ? Avec des nouilles chinoises !

Nous nous quittons en prévoyant notre plan du lendemain qui est d’aller hors de la capitale visiter un parc national. Et Mélanie et moi, nous nous dirigeons vers une boulangerie pour goûter le fameux pain islandais, dont je vous ai parlé précédemment. Une heure après, nous prenons la direction retour. 1h30 de marche jusqu’à l’appartement. Décidément, ça aura été une journée fatiguante : marche sous le froid et la pluie de 10h à 19h, avec tout au plus 40 minutes de pause. Le soir, nos jambes sont bien fatiguées et nos corps aussi.

Le Cercle d’Or

Le lendemain, nous rendons le logement puis nous partons donc avec Stella : direction le Cercle d’Or. Un coin à 1h de Reykjavik où de la beauté naturelle est à voir, il parait. Comment nous y allons ? Avec la voiture de Björn qu’il a laissé à Stella.

Parc national de Thinvellir : un cours de géologie à ciel ouvert

Parc national de Thinvellir

Premier arrêt : le parc de Thinvellir, l’un des parcs nationaux, véritable emblème du pays. Pourquoi ? Dès 930, les chefs de clans se réunissaient en séance de de débats, la justice était aussi rendue là-bas. Et c’est même dans ce parc que fut proclamait l’Indépendance de l’Islande le 17 Juin 19445

Drapeau islandais

Drapeau islandais (Fáninn íslenski) commémorant l’Indépendance du pays

Photographie de commémoration indépendance islandaise

Photographie présente au niveau de l’accueil du parc national

La aille d’Almannagja

A la découverte des geysers

Après une balade dans les failles bien visibles, nous partons direction les geysers. Il parait que là-bas nous pouvons en voir avec de l’eau brûlante.

Et effectivement, dès que nous nous approchons nous voyons des jets de vapeurs dans le ciel. Et à pied, c’est l’odeur de soufre qui nous assaille les narines. Ah oui, car j’ai oublié de vous dire ! Mais quand on prend la douche à Reykjavik, il y a une belle odeur d’œuf pourri qui va avec. Et oui, l’eau chaude venant du sol, l’odeur du soufre est présente. Rien de dangereux, mais c’est assez cocasse. Pourquoi cette odeur n’était pas présente à la ferme ? Je ne sais pas trop !

Geysers

Lieu où se trouvent les geysers. Les fumées qui se dégagent proviennent de ces geysers !

C’est assez impressionnant. La terre est nue et à une mélange jaune, orangée, et il y a pleins de petits trous avec de l’eau bouillonnante. Nous nous arrêtons devant un pendant de longues longues minutes. On espère le voir jaillir. Il bouillonne. Nous attendons. Mélanie et Stella en ont un peu marre et me demandent si je suis sûre qu’il fonctionne. Dans ma tête, c’est un oui… bon dans les faits c’est un non. Et après une bonne vingtaine de minutes à attendre, nous nous en dirigeons vers d’autres.

Le plus connu c’est Geysir, qui a donné le nom au geyser. Geysir veut dire jaillir en islandais. Lui n’est plus trop actif. Il se réveille une fois par an et encore. Celui qui attire les visiteurs et visiteuses c’est Strokkur, un geyser qui est actif toutes les 10 minutes environ. Que veut dire Strokkur ? Bidon… Ben tout le monde ne peut pas avoir un nom aussi stylé que Geysir hein ! Ce qui est impressionnant avec Strokkur c’est son eau d’une bleutée merveilleuse et de la bulle qu’il forme avant de jaillir jusqu’à 30m.  Vraiment impressionnant. 6

Strokkur, le geyser 1
Strokkur 2
Strokkur
Strokkur 4

Strokkur et les différentes étapes de son éruption

Par contre, à la question : est ce qu’il fait chaud entouré de geyser à 80°C ? La réponse est non. Je me suis caillée !

Geysir, geyser endormi

Gulfoss, des chutes d’or plutôt brumeuses

Après avoir bien profité des geysers, direction Gullfoss. Gullfoss, qui signifie « chutes d’or », avec des magnifiques cascades de 11 et 21m de haut coulant dans une faille en orgues basaltiques. Pourquoi chutes d’or ? Il n’est pas rare qu’en cas de soleil, de magnifiques arc-en-ciels embellissent la photo. Et il y a aussi une légende qui dit qu’un fermier ne voulant pas donner son argent à une autre personne après sa mort à tout jeter dans la cascade7 ! 

Basile et Gullfoss

Basile, Gullfoss et moi

Toujours est-il que nous arrivons pile au bon moment pour apercevoir la cascade. Car 15 minutes après, les chutes d’eau se retrouvent dans le brouillard complet et il nous est impossible de les apercevoir !

Gullfoss

La chute d’eau de 21 m de haut

Bon ben, il est un peu tard, nous avons 1h30 de route retour, il fait froid, et c’est totalement le brouillard, nous reprenons donc la direction de Reykjavik. Stella nous dépose à notre auberge de jeunesse. La même qu’à l’arrivée.

Et nous voyons que nous nous sommes habituées à la température, car autant à l’aller, nous avions dormir avec 3 couvertures, autant là, qu’une seule couverture nous suffit !

Notre dernier repas en Islande n’a rien de particulier. Nous continuons avec nos pâtes au pesto que l’on agrémente d’une soupe lyophilisée et d’un poireau glânée au coin gratuit de l’auberge.

Dernier repas

Le retour en France

Notre avion est à 15h samedi. Nous avons décidé de prendre les bus de la compagnie islandaise à défaut de celle qu’on avait pris à ‘aller qui coûter un bras et demi. Pour cela, nous devons prendre un bus qui nous amène en 20 minutes à l’arrêt d’où part cette navette. Nous allons donc tranquillement à pied chercher l’arrêt de bus, et montons dedans. C’est la première (et dernière) fois que nous prenons les bus « jaunes » de ville. Eh ben… nous nous sommes faites remarquées. Alors que sur les sites internet que nous avions consultés, il était indiqué que si nous avions l’appoint, il était possible de payer en espèce. Le chauffeur de bus nous fait remarquer pas du tout gentiment que non. S’ensuit une conversation surréaliste :

 » Quand on voyage, Madame, c’est bien de vous renseigner sur comment marche les transports en commun.
– C’est ce que j’avais fait, et j’ai lu qu’il était marqué que c’était possible. Et c’est ce que nous avions fait à l’aller.
– Quelle était la couleur du bus ? Jaune ?
– Oui, je pense, je ne sais pas.
– Non ce n’était pas un jaune, car ce n’est pas possible. Vous venez d’où ?
– De France.
– Et ben, Madame, la France n’est pas le seul pays au monde. Vous devriez vous renseigner quand vous voyagez
– Ah bon ? Moi qui le croyais ! »

Bon comme vous pouvez le constater, notre conversation n’est pas des plus fluides et détendues, mais il n’empêche que nous finissons par y arriver. Une personne en carte bleue et l’autre via l’application de bus. Un bon coup de stress pour le départ ! Ca nous ternit un peu l’image des islandais·e·s, mais ça arrive à tout le monde d’être mal luné le matin. Car en descendant, le chauffeur nous salue et nous indique là où prendre le bus suivant. Il n’était pas si con !

L’autre bus arrive dans une heure, le temps pour nous d’aller goûter un kleinur, beignet islandais à la cardamone (au modique prix de 3€ !) et d’aller nous promener un peu. Le bus arrive, et là tout se passe bien, car le bus étant un bus « orange » (hors de la ville), il est possible de payer deux personnes en carte bancaire !

Kleinur, beignet islandais traditionnel

Nous arrivons bien en avance à l’avion, mais cela nous permet de ne pas nous presser. Et surtout d’entendre qu’il ne faut mieux pas prendre la compagnie Islandair qui a l’air d’utiliser un peu trop le surbooking, puisqu’en l’espace d’une heure, c’est pas moins de 5 vols dont ils demandent s’il y a des volontaires pour rester une nuit de plus en Islande en échange de l’hôtel, le transport, la nourriture et de 600€ en crédit voyage. Moi qui pensais que c’était une légende !

Le vol retour se passe bien. L’arrivée à Paris aussi. Nous avons 1h30 pour aller récupérer notre bus qui nous amènera à Rennes. Cela nous laisse le temps de manger (et de déguster pour la dernière fois un fromage islandais…. Qui ne sont toujours pas terribles). Il fait plus chaud en France qu’en Islande, donc nous apprécions de rester dehors même à 23h !

Le trajet retour durera 4h. Ce n’est pas si long. Si Mélanie dort, moi je lis pas mal. Je suis encore en forme et me dis qu’avec les ronflements de toute façon, autant attendre un bon lit. Même si pour l’atteindre, il faudra de nouveau marcher 30 minutes à 3h30 du matin… Mais il ne pleut pas et il fait beau ! Et alors même que la nature islandaise me manque déjà, je me dis que nous sommes chanceuses, ce voyage aura été magnifique du début à la fin.

Voilà comment se finit notre séjour en Islande. Un séjour improvisé qui m’aura fait renouer avec mon amour de la nature, de l’écriture et de l’observation des animaux sauvages. Un séjour qui m’aura aussi permis de me reconnecter avec ce qui me fait vibrer : voyager, découvrir, rencontrer.

Alors ce n’est que le début…

Vue sur le fjörd

Vue matinale


Pour être tenu·e au courant de mes actualités :


  1. https://rivermate.com/fr/guides/islande/conge%5b/note
  2. https://fr.tradingeconomics.com/iceland/unemployment-rate
  3. https://www.bbc.com/news/magazine-31622038
  4. https://www.comptoirdesvoyages.fr/blog-voyage/islande/boissons-alcoolisees-en-islande/isl
  5. https://www.voyage-islande.fr/le-parc-national-de-thingvellir-art-109.htm
  6. https://www.voyage-islande.fr/geysir-le-geyser-islandais-art-104.html
  7. https://www.voyage-islande.fr/la-cascade-gullfoss-art-361.html