Baleine retravaillée
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[5] Rencontre avec 4 baleines à bosse

Le 23 Septembre 2025 « Si jamais, vous avez été déçu par ce que vous avez vu aujourd’hui, un conseil : Ne payez pas une autre sortie d’observation ! » Je ne suis pas sûre qu’une personne sur le bateau l’aurait contredit… Une matinée entre baleines et dauphins Aujourd’hui, c’est normalement le jour de l’observation des baleines. Pour…


Le 23 Septembre 2025

« Si jamais, vous avez été déçu par ce que vous avez vu aujourd’hui, un conseil : Ne payez pas une autre sortie d’observation ! »

Je ne suis pas sûre qu’une personne sur le bateau l’aurait contredit…

Une matinée entre baleines et dauphins

Aujourd’hui, c’est normalement le jour de l’observation des baleines. Pour tout vous dire, c’est aussi cela qui m’avait poussé à envoyer un message à cet hôte. Faire des activités totalement nouvelles, comme s’occuper de truites arc-en-ciel et aller ramasser le duvet des canards eider sur une île en kayak – je ne vous en ai pas encore parlé, mais cela ne saurait tarder -, tout en profitant à fond de la beauté islandaise. Des commentaires sur le site helpx indiquaient qu’effectivement Björn avait amené beaucoup de volontaires voir les baleines. Nous ne disons pas non à cela !

Lever 8h30, séance matinale d’observation de phoques, petit-déjeuner skyré, et Björn nous annonce que le départ se fera vers 10h. Notre excitation monte. Nous préparons donc notre outillage : les jumelles, un vrai appareil photo pour faire de meilleures photos que le téléphone et des vêtements chauds.

Vue sur la mer à côté de la maison

Vue sur la côte à côté de la maison

Vers 9h50 nous voilà parti·e·s en direction d’Hólmavík. Nous en profitons pour, de nouveau, profiter de la vue, de certaines plages noires et Björn nous explique que parfois, des baleines viennent s’aventurer près de la route. Mes sens en alerte, j’essaye de guetter un signe de baleine, mais cela n’est guère facile dans une voiture en mouvement et sans savoir trop quoi chercher. Un peu de patience et peut-être que j’en verrais. D’ailleurs en arrivant sur le port, j’aperçois la tête d’un phoque. Décidément ces phoques sont partout !

Nous faisons une pause au Musée de la Sorcellerie où Björn boit son café, avant de repartir au port. Tandis qu’il monte dans le bateau, il nous dit d’attendre à l’extérieur. Nous nous baladons donc un peu et observons la mer. Son ancienne volontaire qui était là au Musée de la Sorcellerie est de nouveau ici. Elle est en formation pour devenir guide.

Le port d'Hólmavík

Le port d’Hólmavík

Björn nous demande à un moment de l’aider en tirant une corde du bateau. Je tire. Je tire. Je tire. Ça ne vient pas donc je mets toutes mes forces et… ça lâche. Je me retrouve les 4 fers en l’air comme dans les films. Plus spectaculaire que douloureux, heureusement. Et de toute façon, rien ne me fera rater cette excursion. Coccyx en vrac ou pas, je monterai à bord !

Les touristes commencent à arriver et on commence à nous distribuer des combinaisons bien chaudes et qui gardent au sec. Moi qui ai toujours peur d’avoir froid, j’en suis bien contente. En plus, cela nous fait un style… « touriste », selon Björn qui rigole en nous voyant. Nous montons sur le bateau et voyons que les autres touristes doivent donner leur nom de réservation. Devrons-nous payer ? Eh ben non, la guide, que nous n’avions pas encore vu, nous regarde et nous lance : « Vous êtes avec Björn ? «  Un oui nous suffit pour passer. Décidément, ce Björn est un passe-droit pour tout !

Estelle Lyan équipée d'une combinaison pour le froid et l'eau

Moi dans le style : touriste heureuse qui ne va pas avoir froid et qui va voir les baleines !

Une traversée mémorable

Avant de démarrer, la guide Judith, venant du Royaume-Uni, se présente et nous fait un topo sécurité. Elle est tombée dans le monde des baleines, il y a plus de 27 ans. En faisant quelques recherches sur son site internet, je me rends compte de la chance que nous avons d’avoir cette guide. Elle est vraiment une passionnée ayant parcouru le globe pour les baleines. Je vous recommande de jeter un petit oeil à son site internet, les photos y sont magnifiques ! Et depuis quelques années, elle travaille avec une compagnie touristique et commente les tours d’observation de baleines.

Le bateau n’utilise pas de sonar afin d’éviter de perturber les baleines et toute la faune autour. De toute façon, il n’y en a pas besoin. « On les voit de loin. Et les hommes chassaient les baleines bien avant que le sonar soit inventé. Nous n’en avons pas besoin.»  En Islande et dans le coin où nous nous trouvons, la majorité des baleines qui y sont, sont des baleines à bosse. Il y a parfois des orques mais c’est très rare, de même que les baleines bleues. Dommage !

Petit document qui récapitule les baleines et les dauphins visibles en Islande. Ici, les baleines à bosse (Humpback whale) sont très souvent visibles, ainsi que les dauphins (white-beaked dolphin) et parfois les petit rorqual (Minke whale)

Elle nous rappelle que les baleines sont des mammifères libres et donc par définition : « non, on ne sait pas où elles sont. » Oui, il se peut que nous n’en voyions pas. Contrairement à l’Australie ou les Caraïbes où les baleines à bosse viennent pour se reproduire, ici en Islande elles sont là pour se nourrir. De la nourriture, des baleines. Pas de nourriture, pas de baleine. C’est aussi simple que cela. Des questions ? Qu’est-ce que les baleines mangent ? Bonne question ! Ici, elles mangent du krill. 1 J’apprendrais après que les baleines – surtout les femelles – mangent uniquement ici et jeûnent pendant leur migration et leur mise bas. Il faut donc qu’elles fassent leur réserve car elles ne mangent qu’environ 7 mois dans l’année.

Elle complète ces explications d’un triple non : « Et non, non, non, ils ne font pas des pirouettes et des sauts comme les films le laissent voir toutes les 10 minutes pour amuser les touristes. » … Cela doit être fatiguant de cotôyer des touristes !

Après quelques autres consignes, elle nous laisse aller sur le ponton. Mélanie et moi sommes excitées. Nous nous mettons en condition : appareil photo prêt, jumelles déjà sur les yeux. Le bateau démarre, Björn aux commandes. Nous nous éloignons et cela nous permet d’avoir une vue sur Hólmavík de la mer. Quelques maisons colorées et une église sur la colline. Effectivement, c’est assez petit. 350 habitants 2.

Vue d'Hólmavík du bateau

Vue d’Hólmavík de l’intérieur du bateau

Vue d'Hólmavík de la mer

Vue d’Hólmavík du ponton du bateau

Au bout de 15 minutes de bateau, Judith nous annonce qu’elle en voit une. Nos regards convergent et effectivement au loin, nous voyons une petite masse noire avec un aileron sortir de l’eau. Quelques secondes après, un jet d’eau s’élève de l’eau. Wahooouu, il y a bien une baleine sous l’eau. Pas une petite quoi. Un truc qui fait quand même jusqu’à 17m de long et pèse jusqu’à 35T 3. On n’est pas sur de la petite truite arc-en-ciel (même si je n’ai rien contre les truites).

Elle disparait sous l’eau, remonte à la surface. Pfffouuuuu le jet. Elle redisparait, remonte, re pfouuuuu le jet. Elle fait ça quelques fois jusqu’à enfin plonger. Et là…, et là…, on voit son aileron ! Rapidement. Trop rapidement, car je regardais ailleurs pile à ce moment là. Wahoouuu, j’espère qu’il y aura d’autres occasions, pour mieux tout voir.

Basile et la baleine à bosse

Basile et une baleine à bosse (pas celle dont je vous parle juste au-dessus, mais une autre !)

Show des dauphins à bec blanc

Judith demande à Björn d’aller à un autre endroit et de plus s’enfoncer en mer afin d’aller. Sur la route, devinez ce que l’on voit de partout et qui font la course avec le bateau ? Des dauphins à bec blanc. Les dauphins à nez blanc sont des dauphins de mer froide aussi. 4 Ils ne sont visibles que sous ces latitudes-ci. Impressionnant. Ouffissime ! Ils sont là par dizaine. Ils nagent avec nous, passent sous le bateau, ressortent de l’autre côté, et cela durant plusieurs minutes. Il y en a même deux qui s’amusent à faire des sauts en arrière dans l’eau. Et pas qu’une fois ! Des dizaines de fois. Nous assistons à un véritable show de dauphins !

Pleins de dauphins à bec blanc
Show de dauphins
Show de dauphins saut
Show de dauphins saut

Le show de dauphins en photo. Si vous voulez voir la vidéo du show de dauphins, allez ici

Cela me ramène 2 ans auparavant à Churchill (Manitoba, Canada), où avec Delphine, nous avions assisté à un show imprévu de bélugas. Là c’est tout pareil. Mais pas besoin de mettre de podcast sur des tueurs en série ! (Pour vous expliquer la blague. La guide avait dit que les bélugas adoraient la musique. N’ayant pas de musique préenregistrée sur mon téléphone, j’avais mis la seule chose que j’avais… c’est-à-dire un podcast parlant de tueurs en série à l’époque de l’URSS… Cela avait un peu refroidi l’atmosphère.)

Rencontre avec les baleines à bosse

Bref, revenons au temps présent et en Islande – mais ce n’est pas de ma faute si l’Islande et Churchill sont similaires à une grande différence près : les ours polaires ! -. Tout le monde est ébahi par ce que nous voyons. Après de longues minutes d’observations de Ohhhhh, de Ahhhhhh, de Ehhhhhhh, et autres onomatopées, nous reprenons le chemin des baleines. Car un groupe de 4 est repéré. Judith nous annonce qu’il est assez rare de voir des groupes de baleines à bosse. En effet, ce sont des mammifères solitaires. Néanmoins, depuis quelques jours, il y a souvent ce groupe de 4 baleines ensemble. Elle pense qu’elles s’entraident pour la nourriture. Toujours est-il qu’en nous dirigeant un peu plus loin en mer, les dauphins nous suivent toujours. De fait, que nous assistons à un show dauphins et baleines ! (J’ai mis en vidéo le show baleines et dauphins, si vous voulez : Les dauphins embêtent les baleines à bosse) Incroyable et inimaginable.

Mélange de baleine et de dauphins
Baleines à bosse

Le plus impressionnant concernant les baleines ?

  • Le moment où elle plonge plus profondément dans la mer et que l’on voit leur nageoire caudale se lever.
  • Lorsque l’eau sort de leur évent. D’ailleurs, il parait que ce jet peut atteindre les 3m de haut !
  • Les entendre ! Pas le bruit qu’elles font en expulsant l’eau, mais bien le bruit qu’elles émettent. Une sorte de barissement profond.
Plongeon d'une baleine 1/3
Plongeon d'une baleine 2/3
Plongeon d'une baleine 3/3

Une baleine à bosse qui s’enfonce plus profondément en mer

Tout savoir (ou presque) sur les baleines à bosse

Judith nous explique que les baleines à bosse sont des baleines à fanons. Les fanons sont des lames rigides et poilues qui permettent à la baleine de se nourrir. Elle absorbe tout l’eau, ferme la bouche, puis par un phénomène de compression fait ressortir toute l’eau à travers ses fanons. Les krills et autres petits poissons se retrouvent coincés dans ces plaques et elle peut les manger. Les fanons des baleines à bosse font tout de même de 80 cm à 1m. Comment on reconnait une baleine à bosse d’une autre baleine ? Avec sa bosse, vous me direz ! Oui, elle a bien une bosse au niveau de son évent, qui se situe vers sa tête. Elle a aussi une tête plutôt reconnaissable car avec de mini bosses ou une importante granulosité. Son ventre est blanc, et le dessous de ses nageoires pectorales (au niveau de son abdomen) aussi.

Elle a observé plus de 320 spécimens de baleines à bosse différentes ici à Holmavik. Comment elle le sait ? Grâce à leur caudale. C’est quoi ? Leur queue ou leur nageoire au bout de leur corps si je peux dire. Elle est blanche et noire sous le dessous et toutes les baleines ont des caudales de couleurs/motifs différents. Donc, Judith peut savoir qui est qui en regardant les caudales. Ces spécificités sont parfois complétés par d’autres traits remarquables comme les cicatrices dûes à des bateaux de pêche, des orques, etc.

Différentes caudales de baleines

Elle répertorie chacune des baleines qu’elle a vu dans un classeur avec la photo de leur caudale, en inscrivant quel mois elle les a aperçues. C’est comme ça, qu’elle sait que certaines baleines viennent tous les ans depuis une dizaine d’années ! Elle partage ces obsevations avec des passionné·es du monde entier ce qui fait qu’elle sait que certaines baleines vont jusque dans les Caraïbes. Les baleines à bosse vivent selon elle environ 80 ans. Selon elle, car si je croise ce qu’elle me dit avec d’autres données, ce serait plutôt autour de 40-50 ans. 5

Comment reconnaitre des baleines mâles aux baleines femelles ? Impossible comme cela. Les femelles ont juste un appendice en plus qui sort, mais cela n’est pas possible de le voir quand elles sont dans l’eau. Elle pense néanmoins que ce sont plus des mâles qu’il y a là, car elle n’a jamais vu de baleineaux. Mais c’est juste une déduction.

Jets d'eau des baleines

Nous pouvons appercevoir les jets d’eau sortant des évents des baleines.

Après avoir bien profité de ce jeu baleines/dauphins, il est l’heure de rentrer. Cela fait déjà 1h30 qu’on est en mer et nous avons 30 minutes de bateau retour. Björn fait demi-tour tandis que Judith continue de répondre aux questions.

L’islande et la chasse à la baleine

J’en profite donc pour lui poser la question que vous attendez tous et toutes : et la chasse à la baleine ? On en fait quoi ?!! En effet, l’Islande fait partie des 3 pays au monde à autoriser la chasse à la baleine (Japon et Danemark complètent ce trio de la honte). Elle reconnait que oui, la chasse à la baleine est « malheureusement » autorisée, mais que c’est politique. La chasse à la baleine est autorisée via des permis avec un quota de pêche sur 5 ans. Le gouvernement l’a donné à 2 compagnies baleinières en Décembre 2024. Le pire dans tout ça ? C’est que ce gouvernement était démissionnaire ayant perdu aux élections organisées. Ces permis ont été délivré 5 jours avant la prise de pouvoir officiel du nouveau gouvernement. Un coup de force selon elle avec des dessous de corruption et de pot-de-vin. 6 Il n’empêche qu’à l’heure actuelle, selon elle, la chasse à la baleine est trop coûteuse et peu de personnes sont preneuses de cela. C’est donc juste une histoire de gros sous et de personnes influentes. Comme toujours !

Au moment de rentrer au port, elle ajoute une phrase « Si jamais, vous avez été déçu par ce que vous avez vu aujourd’hui. Un conseil : Ne payez plus pour aucune autre sortie. Ce que l’on a vu aujourd’hui était juste incroyable. Ce n’est clairement pas tous les jours que l’on voit ça ».

Je m’en doute bien. Et c’est avec ces souvenirs là, que nous reprenons la route. Direction ? Le musée de la sorcellerie ? Non, pas cette fois. Direction son autre arrêt favori : le supermarché. Nous allons faire des rapides courses. Sa consigne : prenez tout ce que vous voulez ! Dis comme ça, ça peut paraitre Byzance, mais n’y ayant pas réfléchi avant et restant un peu estomaquée face au prix nous n’achetons que du thé vert au citron, du skyr, du pain type pain de mie et des pommes. Nous n’avons même pas pensé à prendre des légumes, catégorie qui manquent désespérément à nos repas !

Une après-midi : entre arbres et cascade

Nous repartons direction la maison et arrivons vers 14h. La faim est arrivée ! Nous nous réchauffons rapidement les restes de la veille. Björn lui, ne mangeant jamais le midi, nous annonce qu’il va faire une sieste et que nous pouvons nous reposer nous aussi un peu.

C’est vrai que la sortie en mer a fatigué… Sans ironie, nous en profitons pour regarder encore et encore vidéos et photos. Puis vers 15h nous nous décidons à bouger et à retourner planter ces haies. En effet, Björn voyant que nous n’avions utilisé que 350 plants sur 1000 pour ce qu’il nous avait dit, nous a demandé de replanter deux rangées de l’autre côté du talus.

Nous repartons donc avec notre attirail, à faire des trous, planter et regarder la vue et les phoques.

Vue de notre lieu de travail

Toujours une vue pas moche, quoi !

Et pas plus de 30 minutes plus tard, nous entendons Björn nous interpeller. Il avait oublié qu’une volontaire chinoise arrivait à Reykjavik à minuit cette nuit et qu’il doit aller le chercher. Il doit partir. Ce n’est pas moins que 4h aller et 4h retour qu’il va faire. Il nous demande de lui préparer sa chambre sans oublier de ne pas stresser et de bien nous reposer et il nous autorise à emprunter sa voiture pour aller se balader.

Cela, il n’y a pas de problème et donc à 16h30 ayant fini de planter les deux rangées, et n’ayant pas trop envie de faire autre chose, nous prenons sa voiture pour aller nous balader vers une cascade vue sur le bord de la route. Premier vagabondage en dehors des sentiers. Superbe cascade, superbe vue. De toute façon, tout est beau ici.

Vue de la cascade
Sur le chemin de la cascade

Paysage sur le chemin de la cascade

Cascade en Islande

La fameuse cascade !

Nous reprenons la route retour une petite heure après ne pouvant pas monter plus haut et surtout se rendant compte que nous sommes pas sur le bon côté de la cascade si nous voulons la voir de face. Pas grave, nous y retournerons !

Une fois rentrées, nous nous motivons pour un gros coup de ménage. La maison est sale. Le ménage ne doit pas être fait souvent et je soupçonne Björn de se servir des volontaires pour le faire. Le voyant agir, cela m’étonnerait beaucoup qu’il passe du temps à l’aspirateur ou à la serpillère.

Leur piscine est chaude !

Il est 18h30, nous avons la soirée devant nous. Il ne pleut pas. Nous repensons à la piscine dont il nous a parlé et que nous voyions de la cascade de cette après-midi. Aller dans une source géothermale est clairement une expérience à faire. Nous prenons donc rapidement le maillot de bain, une serviette et repartons en voiture vers la piscine. Arrivées sur place, la déception. En effet, quand Björn disait swimming-pool (piscine), ben … c’est pour effectivement décrire une piscine. Certes, à l’extérieur et avec une superbe vue. Certes aussi, avec de la vapeur qui se dégage laissant entendre que l’eau est chaude, mais point de trou un peu naturel ou que nous pouvions imaginer ou voir comme sur internet.

Piscine islandaise extérieure

Piscine avec une vue pas si moche quand même. Selon Björn, les piscines à l’intérieur n’existent pas : « A quoi bon ?! »

Nous rentrons dans l’établissement, nous nous déshabillons et avant de passer à la douche, nous voyons un écriteau indiquant que la douche doit se faire dénudé·e. Culture islandaise ! Mais au moins, pas de naturisme à la piscine ! On doit porter un maillot de bain. La douche prise, deuxième interrogation : la serviette, on l’emporte avec nous ou pas ? Car il fait froid dehors (environ 5°C) et cela ne va pas aller en s’améliorant ! Nous voyons une autre serviette trainer, donc nous en déduisons que les serviettes restent à l’intérieur.

Consignes de lavage avant piscine

L’hygiène avant la piscine, c’est important ici !

1, 2, 3 ! Au 3, j’ouvre la porte et je marche très rapidement jusqu’à la piscine. Etre en maillot de bain dehors à 5°C, ce n’est pas une partie de plaisir. J’essaye donc d’atteindre la piscine le plus rapidement possible. Même une personne qui cherchait à sortir constatant mon empressement, me laisse passer et me lance : « allez-y, il fait chaud. » Je ne me le fais pas dire deux fois et m’immerge dans la piscine.

Ah ben effectivement… 38°C, il fait chaud. La différence entre l’extérieur et l’intérieur est surprenante et agréable. Tout le corps est enveloppé d’un cocon de chaleur. Et en même temps, la tête à l’extérieur permet la régulation. On en profite gaiement. Moi qui n’aime pas trop la piscine en France car j’ai toujours un peu froid… là, c’est parfait. Après quelques amusements dans la piscine, nous nous disons qu’il faut immortaliser le moment en allant prendre l’appareil photo.

Piscine chauffée (voire surchauffée) naturellement ! C’est la classe quand même

Mélanie se dévoue et en allant chercher le téléphone, elle voit un autre chemin menant autre part. Intriguée, elle le suit… et là, elle tombe sur ce que nous pouvons considérer comme une source d’eau chaude ou trou géothermal comme on l’imagine. Toutes contentes, nous y allons en supportant déjà plus facilement la fraicheur de dehors. Nous nous mettons dans le petit bassin et pouvons voir que la température est encore plus chaude que la piscine ! Moins de surface, moins de contact avec l’extérieur. Il ne faut pas quelques minutes pour que je commence à avoir vraiment vraiment chaud. Je me mets mi-dehors mi à l’intérieur mais cela ne suffit pas.

Trou géothermal

Oui, oui, dans la petite cavité à gauche, on s’y baigne et en plus l’eau est à plus de 40°C !

C’est marrant de se dire que je n’arrive pas à supporter longtemps cette température alors qu’en hiver (voire en été), il m’arrive de prendre des douches brûlantes (et bien au dessus des 38°C). Ayant eu pendant de nombreuses années le Syndrôme de Raynaud, mon seul moyen que je trouvais avant de me coucher pour retrouver une température vivable au niveau de mes pieds – les principaux touchés – et ne m’empêchant pas de dormir, était de prendre une douche ultra chaude. Heureusement, deux séances de kinésiologie m’ont aidée à régler cela (placement de produit comme dirait l’un de mes formateurs 😉 ). Et ben, ce sont mes pieds qui ont le plus chaud et commencent de moins en moins à supporter la chaleur. Me voilà donc à sortir les pieds hors de l’eau de manière à réguler la température.

Nous continuons à profiter de l’expérience, trop heureuses de pouvoir expérimenter cela. Quelle journée !!! Le matin, des baleines et des dauphins. Cette après-midi, une cascade. Ce soir, les fameuses sources géothermales. Et tout cela en 4j en Islande. Que va nous réserver demain ?!


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  1. Le krill est du plancton des mers froides. Si vous voulez devenir incollable sur le krill, allez ici : https://www.aquaportail.com/dictionnaire/definition/452/krill
  2. https://fr.globalpopulations.com/is/1824402-holmavik/
  3. Pour plus d’informations : https://doris.ffessm.fr/Especes/Megaptera-novaeangliae-Baleine-a-bosse-1447
  4. https://dolphinesse.fr/fr/les-especes-de-dauphins/le-dauphin-a-bec-blanc/
  5. https://www.geo.fr/animaux/mysterieuses-baleines-a-bosse-176583
  6. https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/grands-mammiferes/l-islande-autorise-la-chasse-a-la-baleine-jusqu-en-2029_182633

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