En Septembre 2025.
Björn : « Vous voyez les bananes là ?
Nous : « Oui »
Björn : « Ce sont des phoques. »
Nous : « …«
Vous vous demandez sans doute ce que je vais vous raconter. Depuis le début, quasiment à chaque fois un truc de fou entre baleines, sources géothermales et aurores. Là, je vous préviens, rien de cela. Enfin, un peu de notre quotidien de notre bénévolat. Car après les premiers jours de découverte, nous commençons à avoir une certaine routine.
La routine des levers avec la magnifique vue que nous avons de la maison.


Vue du matin de la maison
La routine du comptage de phoques, le matin. Alors oui, je sais qu’il y a des phoques en France, mais ne vivant pas près de la mer, je n’ai pas l’occasion de voir des phoques chaque matin en me levant.
Et ici, de 1, ils sont à 50m à vol d’oiseau, de 2, ils sont quasiment tous les matins là et ce pendant une bonne partie de la journée, de 3, il y en a entre 10 et 20 phoques qui se prélassent. Et de 4, je vous écris en regardant ces phoques et ce matin, ils nous ont fait un show pour me dire « hé hé parle de nous un peu ! C’est pas parce que l’on n’est pas en voie d’extinction qu’il ne faut pas parler de nous ». Ils n’ont pas tort en soi !

Les phoques en banane dès le matin.
Les phoques : un animal qui donne la banane !
En Islande, les phoques sont très nombreux. Il y a principalement deux espèces : les phoques communs (ou phoques veau-marin) et les phoques gris. L’un peut faire jusqu’à 2m, tandis que l’autre jusqu’à 3,5m ! Et ce dernier pèse jusqu’à 2 fois plus que le phoque commun ! Ce ne sont pas des petits phoques quand même ! 1
Les phoques adorent se mettre donc en forme de banane sur la plage ou sur les rochers lorsque la marée est basse. Ce repos est essentiel pour les phoques afin de reprendre des forces. La nage n’épuise pas que les humains ! Les phoques aussi. Ce temps de pause (de minimum 5-6h) leur permet d’emmagasiner de la graisse, très important pour nager et se protéger du froid. 2 Cette position tendue permet aux phoques de sécher plus rapide minimisant le contact avec le sable humide ! Nous pouvons donc les observer pendant de longues heures là, sur les rochers ou le sable « bronzant ».
Il n’est pas rare de croiser des phoques aussi en conduisant posés sur des plages peu accessibles pour les humains ou sur des rochers pas loin.

Un phoque qui bronze près d’une route
Nous sommes parties quelques fois les observer d’un peu plus près en allant vers une plage qui s’enfonçait un peu plus de la mer. Avec les jumelles, c’était vraiment sympa de pouvoir voir leur tête et leur corps ! Nous avons même eu la chance de voir des phoques nager (et il nage vite ! Jusqu’à 35km/h ! 3) , voire même tenter de s’approcher, avant que Simpy, le chien qui aboie tous les jours contre les phoques, ne les fasse définitivement fuir. Dommage !


Phoques en position banane

Quatuor de phoques
Et aujourd’hui, le 7 octobre, un phoque a décidé d’imiter les dauphins, en nous faisant quelques sauts dans l’eau de toute beauté ! Décidément, ces phoques sont forts !!! On ne les trouve jamais là où on les attend !


Le show de phoque ! Regardez à droite de l’image pour voir le phoque sauter ! Pour regarder la vidéo, c’est ici
La routine des journées assez peu chargées en bénévolat.
Alors bien entendu, nous ne passons pas tout notre temps à observer les phoques, nous nourrissons tous les jours les truites de l’étang. Un travail qui ne l’est pas vraiment. C’est assez relaxant et nous permet de juste profiter du temps présent sans se presser. Bref, un parfait exercice « no stress ».


Nourrissage des truites
Outre cela, nous sentons que Björn galère à nous trouver des choses à faire. Donc, il nous demande principalement de nettoyer, ramasser et regrouper. Un travail physique pas si crevant car fait sur des courtes durées et qui permet d’être dehors, et ça c’est chouette !
Nous découvrons en même temps que Björn n’est pas particulièrement organisé et soigné au travail… Ce n’était pas vraiment une surprise. Il y en a de partout, ce qu’il dit n’est pas si clair que cela, et cela change assez souvent. Bref, la joie de quelqu’un qui n’est pas très organisé dans sa tête !
Nos deux principales missions : le bois, et le rangement du hangar
Otez-moi ce bois que je ne saurais voir
Première mission : Partir à la chasse à tous les bouts de bois que nous pouvons trouver sur le terrain. Et je vous promets qu’il y en a beaucoup ! D’ailleurs, il se fait un plaisir à nous en retrouver dans des endroits différents chaque jour ! Pour un pays sans arbre, je trouve d’ailleurs qu’il y a un peu beaucoup de bois, quand même.
L’histoire du bois islandais
D’ailleurs, je m’étais dit qu’au vu du climat (froid et venteux), c’était normal qu’il n’y ait pas d’arbres. Après tout, la toundra n’est pas réputée pour avoir des arbres poussant de partout. Et au vu des latitudes, cela ne m’étonnait pas !
Et bien j’avais tort ! Il y avait des arbres avant ! Il y avait même jusqu’à 30% de la surface de l’Islande boisée ! Et devinez qui a déboisé ? Dans le mille, les humains bien entendu. L’arrivée des Vikings au Xe siècle a marqué le début du déboisement. Bâtiment, clôture pour l’élevage, chauffage ( !), le bois était utilisé partout et en grande quantité. Résultat : très rapidement, tout le bois a été coupé, et les pousses d’arbres qui auraient dû permettre le renouvellement était mangé par les moutons. A l’heure actuelle, moins de 1,5% de la surface globale de l’Islande est boisée. Et ce chiffre, je vous le donne après des campagnes de reboisement effectuées par le gouvernement islandais depuis 20 ans. 4
Bon et comme vous voulez en savoir plus, pour celles et ceux qui sont peut-être allé·e·s en Islande ou qui ont vu des photos, vous me direz : « Mais Estelle, il y a bien du bois sur les plages. Des gros rondins de bois ! » (et je vous en mets pour que vous puissiez constater la même chose !)

Amas de bois flottés sur la plage
Et bien oui, figurez-vous que ces bois viennent de Sibérie. Oui, oui, vous me lisez bien ! Ce sont des arbres abattus en Sibérie, mis dans la mer, et grâce au courant, en 9 mois, ils arrivent sur les plages Islandaises. Le bois flotté sibérien a permis à l’Islande d’avoir du bois pendant de nombreuses années. 5
Cela me rappelle en peu le bois flotté sur le canal du Nivernais. Ces bois, guidés par des flotteurs, permettaient d’approvisionner Paris en bois pour se chauffer en hiver. Le voyage du bois durait 10 jours. Moins que 9 mois, vous me direz.
Le principe est le même. Faire des trains de bois et laisser le courant les amener à destination. Zéro carbone ! 6.
L’ironie c’est que maintenant ces bois qui servaient aux anciens propriétaires de ferme riches, jonchent les plages noires et ne sont plus utilisés.

Gros bois flotté ayant été utilisé avant par des fermiers
Donc tout ce bois flottés ou achetés qui trainaient sur le terrain, nous l’avons ramassés ou nous l’avons détachés. Nous nous sommes amusés à jouer avec une disqueuse pour enlever toutes les clôtures des piquets de bois. Cela a duré 2-3 jours. Mais rappelez-vous 2-3 jours sur l’échelle de temps de travail Björn, c’est une bonne journée de travail. C’était quand même un peu redondant car, il ne nous donnait pas toutes les instructions en même temps et donc tous les jours nous pensions avoir fini et tous les jours, ils nous retrouvaient du bois.


Le bois, toujours le bois…
Nous devions séparer le bois en deux.
- Le bois qui pouvait être réutilisé : celui-ci direction le hangar dont je vous parlais après pour le garder.
- Celui non utilisable et qui allait partir au feu
Un grand feu de joie
La mission que nous donnait Björn avec tout le bois à brûler – car au vu de mes explications, vous aurez compris, que non, il n’y a pas de cheminées dans les maisons islandaises -, c’est de préparer un grand brasier… un peu comme on le voit dans les films.
Ok… le premier essai de construction du brasier a été peu concluant. Dès que nous posions des bois, la pyramide s’écroulait. Il n’a pas fallu longtemps pour que nous ayons une autre idée : poser une palette en base, et insérer les planches pour faire une structure solide à la pyramide ! Quelle bonne idée car en 20 minutes, nous avions monté notre brasier et il avait clairement fière allure. Tellement fière allure que même Björn nous a félicitées (et que ça soit un merci ou des félicitaions, c’est très très rare, comme vous l’aurez sans doute compris !).

Notre pyramide de bois prêt à brûler
Et figurez-vous, que deux jours après, c’est le grand jour. Björn déclare à la fin du dîner que c’est le bon soir : pas de vent. Nous voici donc proches du brasier prêtes à le voir prendre feu. Björn met feu à des cartons et très vite les premières planches s’embrasent. C’est plutôt pas mal comme chauffage extérieur. Nous restons toutes et tous là à regarder le feu prendre, un peu hypnotisé·e·s. Et plusieurs fois, Björn nous répète : « Vraiment impressionnant ! C’est la première fois que je vois ça. » Car oui, le brasier a mis plus de 30 min avant de s’effondrer. « Un fait rare », nous dit-il. Héhé, nous ne sommes pas peu fières. Nous sommes prêtes à devenir scouts !


Brasier et nous dansant autour
Tandis que le feu brûle, Stella se met dans l’idée de faire griller des chamallows. Alors qu’on en rigolait, ne voici pas qu’elle débarque avec un paquet de chamallows et des pics à brochette. Bon au vu de la grosseur du feu, son pic est trop petit et la chaleur trop intense. Que fait Björn ? Il se met à aller chercher un râteau… Effectivement ! Plus grand, plus résistant !

Belle nuit autour du feu
Nous en profitons aussi pour regarder les quelques aurores boréales. Elles sont belles. Blanchâtres mais belles.


Cette soirée est très sympathique au final. Deuxième fois que nous passons une soirée ensemble et cela fait du bien. D’habitude, Björn et Töte passent le dîner et la soirée devant les infos puis devant un film. Donc nous, nous jouons un peu, ou nous lisons ou nous nous mettons sur l’ordi, mais bref, nous ne restons pas avec eux.
Et à l’heure où je vous écris (soit bien une semaine jour pour jour après les faits), nous avons un deuxième brasier qui attend d’être allumé ! Car oui, il en a retrouvé après coup ! Et un 3e feu devrait être allumé avec la trentaine de palettes europe qu’il a … et dire qu’elles sont consignées !

Deuxième feu prêt à être allumé
Une soirée ensemble à la piscine
Vu que nous parlons des soirées passées ensemble et avant d’enchainer sur la deuxième mission principale de ce bénévolat, parlons de cette deuxième soirée passée ensemble !
Il était 20h30 quand Björn nous annonce aller à la piscine. Ni une ni deux, nous voici toutes les 3 avec Töté et lui dans la voiture. La piscine fermant à 22h, ça laisse un peu de temps. Nous nous changeons, nous nous douchons à la méthode islandaise, puis même stratégie que la fois précédente, j’attends que Mélanie et Stella soient prêtes puis j’ouvre la porte et m’élance rapidement. Objectif : la piscine. Il fait un peu nuit, les lumières éclairent faiblement, et surtout il fait beaucoup plus froid que la dernière fois quand même. J’hésite entre sauter directement dans la piscine ou descendre par l’échelle, je me dis : « ne saute pas de suite. » Je commence à descendre quand nous entendons la voix de Töté nous crier : « Venez ici. La piscine est vide. »
Bug dans mon cerveau. La piscine vide ? Mais elle était pleine, il y a à peine 2 jours. Qu’est ce qui s’est passé ? Et dire que j’ai failli sauter dans une piscine vide… Merci à mon instant de survie. Nous nous dépêchons de rejoindre Töté et Björn qui sont dans une sorte de jacuzzi sans bulle à côté de la piscine, avec deux autres islandais. La température est la même, autour de 40°C. Et nous restons là.

Petit bassin proche de la piscine où l’eau est bien plus chaude !
Il fait assez nuageux donc nous ne pouvons pas profiter des étoiles. Les islandais·e·s parlent entre eux et nous, nous sommes un peu tenues à l’écart. Quand je les regarde, ça me rappelle énormément les cafés au Maroc ou au Kirghizistan. Haut lieu d’échanges et de rencontre plutôt entre hommes (même si là, il y avait une femme). Il manque une bière ou un café et on serait au café ! Ah… il y en a un qui tient une bière. Pas sûre que ce soit recommandé en faisant trempette dans une eau à 40°C ! Nous faisons un peu la discussion avec Stella. Elle nous apprend d’ailleurs qu’en Chine aussi, les sources géothermales sont très répandues.
Une piscine chauffée par les volcans
Petit stop pour vous parler de l’origine des sources géothermales quand même. Car c’est intriguant d’avoir de l’eau naturellement à 40°C, non ?! Allez, après la biologie dans l’article sur les truites, je vous fais réviser votre géologie !
L’Islande est une île située sur une dorsale océanique, c’est-à-dire une chaîne de montagne au fond de l’océan qui se forme à cause de la séparation de deux plaques océaniques. Vous allez me dire qu’il devrait y avoir un fossé, alors ? Eh bien non, car le magma contenu dans le noyau de la Terre rentre en contact avec l’eau. Le magma refroidit, et cela crée une chaîne de montagne sous-marine. Fou, non ? L’eau s’infiltre par des fissures se réchauffe à une température pouvant atteindre 350°C. Pourquoi elle ne bout pas et qu’elle ne devient pas gazeuse ? A cause de la pression sous-marine qui est trop importante (ça c’est plutôt dans vos cours de physique !) Bref, l’eau chaude remontant se refroidit… jusqu’à atteindre une quarantaine de degré dans la source que nous avons près de la ferme ! Cette température varie selon le lieu.
Je vous avais dit aussi au tout début que l’Islande avait une forte activité volcanique. C’est aussi dû à sa position sur une dorsale océanique !
Cette géothermie est cruciale en Islande ! Car elle permet certes d’avoir de supers piscines, mais aussi de chauffer les maisons, de chauffer les serres (et donc d’avoir des légumes et des fruits), etc… Pour celles et ceux qui voudraient en savoir plus sur tout cela, je vous ai mise des sources et liens à la fin de l’article 7.
Et puis au bout d’une dizaine de minutes, il commence à faire vraiment chaud pour moi. Faisant nuit, et n’ayant pas trop la possibilité de sortir pour changer de bassin (je vous rappelle que la piscine est vide !), j’essaye de réguler ma température en me mettant un peu plus hors de l’eau, mais cela ne marche pas. Entre le froid et chaud, l’équilibre est tendu. Je finis par trouver ma solution : Imiter les phoques. C’est-à-dire me mettre en position banane dans l’eau : tête hors de l’eau, jambes des pieds jusqu’aux genoux qui pendent en dehors du bassin. J’ai clairement la classe ! La fameuse classe à la française Estelle. (non vous n’aurez pas de photo, désolée !) Les pauvres français·es qui vont passer après nous. On va leur demander de se mettre en mode banane !
Une petite frayeur
Bref, au bout d’une heure, Björn se décide à rentrer. Nous sortons toutes les 3 avec bonheur. Il commençait vraiment à faire chaud. D’ailleurs, Mélanie pour qui tout se passait bien pendant le bain, commence à me dire qu’elle ne se sent pas bien. Et effectivement, arrivée dans le vestiaire, avec un air tout aussi humide et chaud, elle confirme avoir la tête qui tourne et se sentir à deux doigts de s’évanouir !Doucement, néanmoins, elle arrive à s’habiller et quand elle sort du vestiaire l’air frais de dehors la remet un peu plus sur pied. Ouf !
C’était décidément, bien moins sympathique que la dernière fois. Pas la possibilité de bouger et d’aller dans la piscine et pas trop la place pour rigoler. Nous y retournerons mais plutôt en journée et surtout quand le grand bassin sera accessible, et surtout pas aussi longtemps ! Effectivement, je regarde sur internet les conseils : pas plus de 15-20 minutes d’affilée… Okay… nous avons légèrement fait plus !
Rangement du terrain
Deuxième mission : ranger un hangar qui date de la 2nde Guerre mondiale et qui avait été réquisitionné par des militaires. Les militaires islandais ? Non ! L’Islande est l’un des rares pays (ils sont une trentaine quand même au total) à ne pas avoir d’armée, bien qu’il soit membre de l’OTAN. Il paye une contribution à l’OTAN et a des pactes en cas d’agressions avec d’autres pays dont les Etats-Unis ! 8

Vue sur le hangar
Ranger, c’est-à-dire enlever des pneus (et il y en avait !), jeter tous les détritus et les trucs cassés et entassés dedans, remettre le bois avec le bois, et des grandes lattes de bois récupérer un peu partout sur le terrain dedans. Facile ? Pas vraiment, mais encore moins quand une fois revenu de son tour d’observation de baleines, il nous annonce que nous avons mal compris et qu’il fallait les laisser là. Ça, c’est un peu les joies de travailler avec Björn. Les indications ne sont pas très clairement énoncées. Il parle dans sa barbe ou il parle tandis qu’il mange, ou qu’il fume, bref il parle tandis que sa bouche fait autre chose que parler… Et en plus, il parle en anglais avec un vocabulaire qui nous est parfois inconnu. L’univers d’une exploitation de truite avec son jargon spécifique n’a pas été étudié lors de mes années d’anglais.

Etat du hangar avant rangement

Etat du hangar après rangement
Ce que j’adore dans ces missions-là, c’est que nous avons besoin de la camionnette tout terrain de la ferme. Et autant vous dire que je m’éclate ! Conduire sur des chemins défoncés, c’est pour moi ! Et donc, quand il y a une rivière avec de la boue à traverser et que la camionnette est à chaque fois à deux doigts de se cabrer, je vous assure que ce sont mes meilleurs moments… Stella et Mélanie voient tellement que je m’éclate à la conduire qu’elles me laissent quasiment tout le temps le volant ! Ce sont mes meilleurs moments du travail !

Rodéo avec le camion
C’est à peu près toutes les missions que nous avons depuis le début (à part les arbres, mais dont je vous ai déjà parlé lors de précédents articles !). Ca va peut-être changer ! Nous allons clairement trop vite pour lui : la preuve encore avant-hier, où il nous donne une liste de choses à faire en nous répétant plusieurs fois : « Je vous dis ça, mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas à faire tout en un jour, c’est à faire dans la semaine. » En 2h, nous avions fini les ¾ et le quart qu’il nous manquait, c’était qu’il n’était pas là pour nous le dire et que l’on s’est arrêtée pour la pause déj. En voyant comment on avait avancé, il n’a pas voulu nous dire comment finir en disant : le reste demain. Je vous écris cela 2j après, il ne nous l’a toujours pas dit !
C’est assez frustrant, je ne vous le cache pas. Moi, qui ai du mal à rester en place et ai besoin d’agir, rester là à « ne rien faire », c’est parfois compliqué. Même si je me répète que je suis en Islande, logée et nourrie et que c’est une chance d’y être. Néanmoins, à quoi ça sert d’avoir pris des bénévoles si c’est pour ne rien avoir à leur faire faire ? Grande question, qui ne trouvera pas de réponse.
Et pourtant, cela me permet d’écrire, de me mettre à fond sur ce que j’aime, et se balader. Quoi de mieux ?!
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